une marie-claire et des idées

voilà comment ça se passe :
ça fait un paquet d’années que j’achète, plus ou moins régulièrement, un magazine avec des travaux manuels dedans, le titre de ce post vous aura peut-être mis sur la piste, il s’agit de marie-claire idées. Je m’y suis même carrément abonnée il y a peu, dites-donc.

et depuis toutes ces années, c’est toujours la même chose : je le zyeute, je le feuillette, en me disant “wouah faut trop que je le fasse ça” ou encore “oh c’est chouette mais bon ça n’a rien à faire chez moi” voire même “heu oui mais non là quand même faut pas pousser”. Et c’est la même histoire à chaque numéro, des choses bof, des choses bien mais bon pas pour moi, et des choses trop faut que je les fasse.

mais le truc c’est que c’est trèèès rare que je les fasse, les choses trop faut que je les fasse. parce que, ben, voilà quoi, y a tellement de choses que j’ai envie de faire, au final je ne fais pas grand chose, malheureusement…

et puis voilà le numéro de novembre-décembre dernier, et voilà-t-y pas que aussitôt ou presque, je me mets à la tâche.

je repère ça:

modèle

je vois les explications :

explication

et je kiffe les explications. je dois avoir un problème avec les papiers pliés, je ne vois que ça.

et donc je trouve du papier et je me lance dans l’aventure.

les p'tits papiers (1) les p'tits papiers (4) les p'tits papiers (2) les p'tits papiers (3) les p'tits papiers (5) les p'tits papiers (6)

et après un tout petit rien d’erreur et de redémarrage, j’ai ma première petite étoile :

les p'tits papiers (7)

et puis très vite je passe à la vitesse supérieure.

les p'tits papiers (8)

eeeeet voilà:

étoiles en papier à couper

oui enfin disons voilà:

étoiles en papier

et zou, pour noël, voilà-t-y pas une bien jolie guirlande, entièrement recyclée, je n’ai jamais autant apprécié une publicité carrouf, dites-donc.

(clic clic pour agrandir cette merveille)

et puis, tiens pendant que j’y suis, un autre truc complètement dingue avec marie-claire idées. pas plus tard que l’autre jour, je mate le numéro de janvier/février, j’y repère un livre qui m’a l’air bien sympathique.

et pas plus tard qu’hier, je reçois un cadeau d’une bookcrosseuse que je ne dénoncerai pas (ou si peu).

vous le croirez ou pas, personnellement je n’en reviens toujours pas, elle m’a offert le bouquin même que j’avais repéré dans le marie-claire idées de janvier/février.

c’est dingue, c’est tout.

(ce qui est dingue, aussi, c’est que j’ai dû passer bien 5 mn à me creuser les méninges pour me souvenir de où elle avait bien pu récupérer cette idée, si j’en avais parler peut-être quelque part ou mis le livre en liste de souhaits, ou que sais-je, mais non, la seule chose que j’ai faite c’est de corner la page du marie-claire à la page concernée, alors à moins que m’ame larkéo possède un radar à page cornée (pourquoi pas, finalement), hé ben c’est pure coïncidence, et c’est ça qu’est chouette)

c’est ça :

ça parle de tricot, de tricot un peu revendicatif même, de faire du tricot street-art, du street-tricot, quoi, mais c’est un peu difficile à prononcer. c’est le collectif france-tricot, dont j’avais déjà entendu parler mais dont je n’avais pas encore trop vu les oeuvres.

hé ben j’aime bien.

ça donne des choses comme ça :

ou encore ça (qui me fait beaucoup rire) :

(mais je me demande quand même comment ils lui enfilent le slip o_O)

et encore plus dingue, glissée dans le livre, la recette du kouign amann! mais comment a-t-elle deviné que j’aimais le kouign amann?!?

(merci m’ame larkéo, je suis gâtée)

joie z-et félicité

(avec musique angélique en fond sonore et petits anges qui volètent dans les coins)

Tu le sais, ami lecteur qui suis fidèlement ce blog, j’ai un (ahem) *certain* stock  de laines et de trucs à retaper, réparer, transformer.

Mais j’ai aussi un *certain* stock de tissus (que je ne vous montrerai même pas, tellement c’est indécent, tellement ça me prendrait trop de temps, tellement faudra bien que je fasse le point un jour quand même)

et et et… un stock de projets non finis…

aaaaah les projets non finis, commencés dans la joie et l’allégresse, arrêtés en plein milieu ou vers la fin, terrassés en plein vol pour x et y raisons, toutes plus ou moins bonnes : la peur de mal faire, l’angoisse de la couture qui mettrait tout par terre, la révélation que finalement une robe en tissu à grosses fleurs bleues et violettes c’était pas la meilleure idée de la décennie, bref, des raisons.

et voilà que l’autre jour je tombe (sans me faire mal) sur un de ces projets pas finis.

mais alors pas fini depuis un bout de temps, pour vous dire ça fait au moins 4 ans que c’est pas fini, ça date de l’ère pré-monsieur mon cobaye, alors…

mais bon, j’étais assez contente de retrouver ce projet pas fini, et bizarrement, je me souvenais parfaitement pourquoi je ne l’avais pas fini : parce que j’ai eu peur du résultat final, parce que le tissu que j’avais choisi est en maille, en jersey, donc assez stretch, alors que le patron prévoyait plutôt du tissu pas stretch du tout, comme du coton ou du lin. du coup j’ai eu peur, et j’ai remisé le projet.

et là, le voilà, et je me dis, allez, c’est maintenant ou jamais, c’est bientôt fini les cours de couture, faut y aller, tu pourras en causer, au pire, avec la prof.

et alors, première bonne nouvelle, la prof me dit que je n’ai pas besoin de surfiler les bords. du coup, ça veut dire que j’ai juste à coudre manches et côtés et ce sera fait : c’est prometteur, alors je me lance. hop, 10 minutes à épingler, 5 minutes à coudre, eeeeeet :

robe facile

joie z-et félicité, ze robe parfaite, simple mais classe, qui me va comme un gant, qui tombe bien, qui ressemblerait pas mal à une des robes de mes rêves.

4 ans d’hésitation, 15 minutes de couture, ça valait le coup d’attendre, je suis heureuse :)

noël c’est noël

le choix entre un sapin, un vrai, ou un sapin en plastique est cornélien.
Un sapin, un vrai, c’est beau, ça sent bon. Mais si on ne sais pas d’où il vient, comment être sûr qu’il n’a pas poussé sur des terres privées de toute biodiversité? Et est-ce que ça vaut le coup de faire pousser un sapin, un vrai, même un petit, juste pour quelques semaines dans un appart, pour qu’il finisse ensuite, au mieux, brûlé? je n’ose espérer qu’il serve pour faire du mulch, ce brave sapin, ce vrai. Bien sûr on pourrait imaginer utiliser un sapin un vrai avec encore ses racines (donc suffisamment petit pour tenir dans un pot qui ne prenne pas la moitié du salon), mais: le pauvre petit sapin, il aura bien chaud dans l’appart! et puis: il faut savoir où le rempoter, après…

Un sapin en plastique, me direz-vous? Ben, oui, c’est assez durable, ça tient plusieurs noël sans perdre ses aiguilles. Mais bon 1/ ça reste issu d’une ressource non renouvelable (le pétrole) qui demande une énergie conséquente pour être transformé en faux sapin, 2/ malgré tout, il faut bien en faire quelque chose quand il est trop abîmé, et le plastique, c’est encore un peu la plaie à traiter comme déchet… 3/ c’est moche. ok je tempère: c’est rarement très beau.

du coup reste une mini solution bidon: le sapin qui n’en est pas un!!

la recette est simple: ouvrir le petit sachet

monter le truc tout comme ils disent

regarder avec émerveillement les premiers cristaux se former

(alors que bon, honnêtement, c’est pas non plus transcendant)

et deux jours après…

faire oh! et ah! et ça y est, se croire à noël.

en vrai il y a d’autres solutions: un pitit sapin sur le balcon, et tant pis pour le traditionnel sapin dans le salon, les ficus/philodendrons/[remplir de votre plan d'appartement préférée] de noël, les chaussettes à la cheminée/au radiateur, etc.

chez mes parents, c’est un sapin du jardin qui a accueilli une simple guirlande lumineuse de noël, très joli dans le noir!

évidemment dans ce cas, on déroge un peu à la tradition des cadeaux sous le sapin (pas fou, même en climat océanique il faisait proche de zéro…). Notez qu’avec mon sapin en papier, c’eût été également un peu compliqué pour caser les cadeaux en dessous. :-]

et vous c’était quoi votre sapin?

PS: regardez donc cet article malheureusement en anglais, qui conclut: les vrais c’est mieux, les vrais vivants c’est le meilleur! promis, j’ai écrit ce post avant d’avoir eu vent de cet article. bon toutefois et cependant, ça se passe en Australie, faudrait voir à relativiser avec la situation française.

Légumes d’amap

La grande nouvelle de l’été, c’est quand même qu’on a trouvé un maraîcher pour faire amap avec lui, son exploitation s’appelle le potager enchanté, et il faut croire qu’effectivement, ses légumes sont enchantés, on en a de toutes sortes de tous goûts, de toutes tailles.

Sélection…

les tomates
des tomates de toutes les couleurs
piment doux qui frise
des piments à frisette
bébés topinambour
des bébés topinambour
radis géants
des radis géants (les playmobils sont là pour donner l’échelle)
tomate coeur
des tomates coeur
courgette siamoise
des courgettes doubles
courgette monstre
des courgettes monstres
tomate à téton
des tomates à tétons
les grosses tomates
des tomates géantes (je ne retrouvais plus monsieur et madame playmobil, c’est donc tigrou et jerome ganieze qui se sont portés volontaires pour donner l’échelle)

faut-il le préciser? tout cela est fort bon…

sur ce, elle retourna cuisiner