(avec musique angélique en fond sonore et petits anges qui volètent dans les coins)
Tu le sais, ami lecteur qui suis fidèlement ce blog, j’ai un (ahem) *certain* stock de laines et de trucs à retaper, réparer, transformer.
Mais j’ai aussi un *certain* stock de tissus (que je ne vous montrerai même pas, tellement c’est indécent, tellement ça me prendrait trop de temps, tellement faudra bien que je fasse le point un jour quand même)
et et et… un stock de projets non finis…
aaaaah les projets non finis, commencés dans la joie et l’allégresse, arrêtés en plein milieu ou vers la fin, terrassés en plein vol pour x et y raisons, toutes plus ou moins bonnes : la peur de mal faire, l’angoisse de la couture qui mettrait tout par terre, la révélation que finalement une robe en tissu à grosses fleurs bleues et violettes c’était pas la meilleure idée de la décennie, bref, des raisons.
et voilà que l’autre jour je tombe (sans me faire mal) sur un de ces projets pas finis.
mais alors pas fini depuis un bout de temps, pour vous dire ça fait au moins 4 ans que c’est pas fini, ça date de l’ère pré-monsieur mon cobaye, alors…
mais bon, j’étais assez contente de retrouver ce projet pas fini, et bizarrement, je me souvenais parfaitement pourquoi je ne l’avais pas fini : parce que j’ai eu peur du résultat final, parce que le tissu que j’avais choisi est en maille, en jersey, donc assez stretch, alors que le patron prévoyait plutôt du tissu pas stretch du tout, comme du coton ou du lin. du coup j’ai eu peur, et j’ai remisé le projet.
et là, le voilà, et je me dis, allez, c’est maintenant ou jamais, c’est bientôt fini les cours de couture, faut y aller, tu pourras en causer, au pire, avec la prof.
et alors, première bonne nouvelle, la prof me dit que je n’ai pas besoin de surfiler les bords. du coup, ça veut dire que j’ai juste à coudre manches et côtés et ce sera fait : c’est prometteur, alors je me lance. hop, 10 minutes à épingler, 5 minutes à coudre, eeeeeet :

joie z-et félicité, ze robe parfaite, simple mais classe, qui me va comme un gant, qui tombe bien, qui ressemblerait pas mal à une des robes de mes rêves.
4 ans d’hésitation, 15 minutes de couture, ça valait le coup d’attendre, je suis heureuse


















