Curcuma en anglais se dit Turmeric…

…Mais en français comme en anglais, voilà bien une épice dont je ne sais absolument pas quoi faire. Oui, ça teint en jaune le riz et c’est chôuli. Oui, c’est une composante classique du curry et en conséquence je l’ajoute dans mes mélanges maison quand je me lance, dans un élan aussi fou que téméraire, dans la confection d’un curry.

Mais à part ça, je n’ai jamais bien saisi à quoi il servait vraiment, ce pauvre curcuma.

Et voilà-t-y pas que j’apprends, au détour d’une page internet, que le curcuma est une teinture alimentaire assez classique en Inde, servant par exemple pour teindre les vêtements des moines bouddhistes. Comme ce monsieur ci-dessous, se baladant innocemment et élégamment dans cette SUPERBE TOGE JAUNE CURCUMA!

Buddhist Monk

Vous pensez bien, mon sang ne fit alors qu’un tour, et je décidai qu’un jour je testerais cette merveille jaune-orangée.

L’occasion se présenta quand je:

1/ fis l’acquisition d’un superbe cône de laine blanche

un secret bien gardé 2

Rien qu’un petit kilo de pur mérinos, qualité mistral de chez Caf’e Tricot Studio… Un bonheur à tricoter, je ne vous dis que ça.

2/ me portai volontaire pour tester un nouveau patron de châle créé par Marie-Adeline, nommé Gaïa, une pure beauté, croyez-moi.

Une pure laine, un pur patron, mais tout cela en blanc? Hé bien non. Hors de question. Un châle blanc, c’est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine: une catastrophe en attente. D’où teinture. D’où curcuma. D’autant que le prototype que j’avais vu arborait une superbe couleur jaune moutarde, qui m’avait donné envie de virer vers le jaune.

Ce que je fis.

Et comme je n’avais pas envie de mettre toute cette laine en écheveau (forme classique pour la teinture), pour ensuite me retrouver avec des bouts de laine à rentrer, ce que j’évite si je tricote direct depuis le cône, hé ben je tricotai donc direct depuis le cône, et pris la décision franche et définitive de teindre le châle une fois fini.

Il ressemblait à ça:

4 avril 2014

Déjà fort beau, mais bon, blanc.

Après recherche internet et divers tests, j’en vins à la conclusion que plus y a de curcuma, mieux c’est, et que pour obtenir la couleur qui me plaisait le plus, j’aurais besoin en curcuma du double du poids de laine sèche… Soit pour un châle de 400g (pas mal, la bête, non?), environ 800g de curcuma… mazette. Autant vous dire que les petits pots qui se décarcassent, c’était même pas envisageable. J’ai direct visé le sachet monstre de chez Tang Frères.

le châle et le curcuma

C’est qu’on rigole pas avec la teinture par ici.

Et après zou, c’est parti.

Première étape, la préparation de la laine: idéalement, il faut la faire tremper dans de l’eau pendant au moins 1h, et pourquoi pas, toute la nuit, histoire qu’elle soit bien imbibée, ce qui lui permettra d’absorber la teinture comme il faut par la suite (et comme la laine, c’est plein d’air, l’imbibation peut prendre du temps)(mais libre à vous de ne pas laisser tremper trop longtemps et d’obtenir alors un effet « teinture extérieure » qui peut être très chouette aussi). J’ai ensuite fait chauffer le châle dans l’eau additionnée d’alun (20g) et de crème de tartre (28g) pendant 1/4h.

En parallèle, préparation du curcuma: c’est simple, il faut faire infuser dans de l’eau. Longtemps. 3/4h minimum. Et ensuite filtrer. Ça, c’est beaucoup moins simple, et on arrive sur la partie dramatique de mon histoire, n’hésitez pas à préparer les mouchoirs.

Parce que filtrer le curcuma infusé, c’est en fait carrément super relou. Je ne me suis pas méfiée, parce que j’avais fait un essai avant, et ça s’était bien passé, mais je n’avais pas réalisé qu’entre 15g de curcuma à filtrer et 800g, y aurait comme qui dirait une légère disparité. J’ai utilisé un vieux collant dans lequel je faisais passer l’infusion, mais le curcuma avait profité de l’infusion pour gonfler et absorber l’eau et ça formait une sorte de pâte à peu près impossible à essorer.

Après bien trop longtemps de galère d’essorage et de pressage de curcuma, et une fois le liquide d’infusion et le liquide de trempage à la même température, j’ai mis la laine dans le premier et rallongé avec le deuxième. Et j’ai fait chauffer, pendant environ 1/2h. Et là, deuxième volet dramatique: le châle arborait une couleur pâlichonne, plus saumon (!?) que jaune orangé. Mon infusion de curcuma était trop diluée.

Horreur! Malheur!

Mais qu’à cela ne tienne, je n’allais pas me laisser avoir par cette déconvenue, et sans aucune pitié, je suis allée récupérer mes collants pleins de pâte de curcuma, et je les ai vidés dans la casserole de teinture, j’ai mélangé tout ça en priant pour que rien ne feutre (rien n’a feutré) et j’ai relancé la cuisson pendant 1/2h.

Hé oui, la séance d’essorage ultra relou, j’aurais pu m’en passer. Autant vous dire que j’avais un peu les boules. Mais passons, c’est pour la bonne cause.

Et pour une bonne cause, c’est une bonne cause, parce que j’obtins alors, après rinçage, séchage et blocage, ce châle magnifique qui m’a consolée direct de mes mésaventures:

Châle Gaïa 2

Tout est bien qui finit bien, et n’ai-je pas l’air innocente et élégante dans mon SUPERBE CHÂLE JAUNE CURCUMA? Je dirais que oui.

Châle Gaïa 7

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Les titres auxquels vous avez échappés:
– I heart curcuma
– Le curcuma m’a mise sur le cul
– Curcuma mon amour
– Une histoire avec du drame, du curcuma, un moine bouddhiste et une fin heureuse

Nous sommes le 31 janvier 2014…

…Et je vais donc profiter sans aucune honte (ou si peu) de la tradition qui me permet de vous souhaiter une bonne année jusqu’au dernier jour du premier mois de l’année…

Bonne année, donc!

et pour l’occasion, hop, un petit bilan de l’année 2013…

1/ Je n’ai toujours pas réussi à maintenir mon stock de laine sous contrôle.

laine_2013

(j’étais pourtant sur la bonne voie! jusqu’en octobre où tout a craqué…)

2/ J’ai su garder mon stock de livres sous contrôle.

livres_2013

J’ai même fini l’année plutôt en beauté.

3/ J’ai su, heu, totalement garder mon nombre d’articles de blog sous contrôle.

blog_2013

ahem.

::sifflote innocemment et s’éloigne discrètement...::

Dernières nouvelles de par ici…

Je suis allée aux moments de libération du fil à Villeurbanne…

13 avril 2013

et j’en parle ici,

et j’ai moyennement craqué…

nouvelle acquisition!

mais c’était pour faire cette beauté:

châle hitchhiker

du coup je n’ai aucun regret,
et je pourrais ne continuer
qu’avec des rimes en é
mais je n’ai pas vraiment envie de me faire ch… m’embêter.

Il y a eu aussi un voyage en Italie, où j’ai trouvé plein de prénoms:

prénoms italiens

Où j’ai pris toutes mes photos du jour façon carré instagram – on s’amuse comme on peut:

6 mai 2013 7 mai 2013 8 mai 2013
9 mai 2013 10 mai 2013 11 mai 2013
12 mai 2013 13 mai 2013 14 mai 2013

Et où je n’ai pas acheté un gramme de laine.

Il y a eu aussi un peu de teinture faite:

jaune orange rouge

et une teinture planifiée:

laine jaune

Ainsi qu’un tricot rigolo (mais secret – suspens!):

tricotin à gogo

Et puis il y a un craquage géant:

craquage massif

certes, qui me permettra de faire plein de choses tout en étant fort joli à regarder, mais quand même, craquage. j’ai un peu honte -_-.

J’ai aussi marié ma frangine, ce qui est toujours l’occasion de faire étalage du tricot:

le châle de la frangine 3

(oui c’est moi qui ai fait le châle)(et j’en suis pas peu fière, pour tout vous dire)

Et, incroyable mais vrai, j’ai pu tricoter au soleil (ça nous change):

tricot au soleil

C’est tout pour aujourd’hui!

Teinture alimentaire

Le week-end prochain c’est les Moments de Libération du Fil (oui, les MLF), organisés par la Fraction Armée Révolutionnaire du Tricot (oui oui, la FART).

libération du fil

Les MLF, c’est quoi? c’est des ateliers, des expos, des démos, des stands de créations autour des arts de la laine et aussi un concert à danser le samedi soir – mais allez voir le blog, vous trouverez plus d’infos là-bas.

J’en avais touché quelques mots ici-même à l’occasion du salon de l’aiguille en fête, car figurez-vous que je me suis proposée pour animer avec Shanisette un atelier -incroyable mais vrai- de teinture – what else? comme dirait l’autre.

Pour se simplifier la vie, on s’est dit qu’on partirait sur de la teinture alimentaire, et même de la teinture alimentaire en poudre, qu’une des organisatrices, Marie Mad’, pouvait nous fournir facilement. Et histoire de préparer le terrain et comme je n’avais jamais utilisé cette teinture, je me suis imposée cet immense sacrifice de faire un essai de teinture avec un peu de poudre envoyée par la dite Marie Mad’. Un sacrifice incroyable, vous pensez bien, vous imaginez? faire mumuse avec de la teinture et de la laine? Mais que voulez-vous, je ne suis que don de soi et altruisme quand il s’agit de teinture…

Bref, très vite, plusieurs constatations se sont imposées:

1ère constatation: c’est bien de la teinture.

teinture alimentaire

2ème constatation: la laine blanche commence sérieusement à manquer. Du moins la laine blanche que je suis prête à teindre là comme ça (parce qu’on a bien vu que de la laine blanche y en avait, hein, je sais, mais je ne souhaite pas tout teindre non plus).
Comme me le fit remarquer mon amie Monelle, on peut aussi teindre de la laine de couleur claire – c’est ma foi bien vrai, et ça ouvre d’autres horizons fort intéressants d’essais de teinture – mais en fait même ça je n’ai pas trop (encore une fois, je précise: de laine que je suis prête à teindre là comme ça).

3ème constatation: pour citer un bien bon film, I have no third.

Mon choix s’est finalement porté sur cette laine:

fonty numéro 5

de la fonty toute simple toute belle, que j’avais achetée pour en faire un bonnet, mais les envies de tricot vont et viennent… Finalement, j’en aurais peut-être fait des moufles, mais blanches? j’ai un doute…

Pour la teinture, simplissime, on dilue la poudre dans de l’eau :

teinture alimentaire

J’avais tenté vaguement de faire un effet de dégradé, mais en fait avec très peu de poudre on fait beaucoup donc, vous verrez, le dégradé est peu évident.

teinture alimentaire

Après préparation habituelle de la laine (mise en écheveau et trempouillage dans eau + vinaigre ou eau + acide citrique), on asperge la laine à grands coups de seringue:

teinture alimentaire

ça c’est vraiment la partie rigolote et intéressante, celle où on peut tenter des trucs, laisser son imagination s’exprimer (je n’ose parler de « créativité » dans mon cas, parce que je ne crois pas en être fortement pourvue), et faire mumuse avec les couleurs.

(Notez sur la photo ci-dessus la présence de pastilles vichy, bonbons et pain sec à proximité immédiate du lieu du crime – c’est l’avantage de la teinture alimentaire, au pire on suce des pastilles vertes!)

Les deux pelotes vues de près:

teinture alimentaire teinture alimentaire

(pas beaucoup de vert, les messieurs-dames de la poste ayant fait des miracles avec le paquet, une bonne partie de la poudre verte est très probablement éparpillée entre Villeurbanne et Paris)

On enroule le tout…

teinture alimentaire

…façon « rouleaux de printemps », comme dirait Véron.

et zou au micro-ondes pour deux ou trois passages successifs.

ah oui, j’oubliais! mettez des gants! ah c’est trop tard? oups…

teinture alimentaire

(et encore, j’ai mis des gants en cours de route…)

Laissez refroidir, déballez, rincez, faites sécher…

et admirez…

teinture alimentaire

Je ne sais pas si j’oserai en faire des moufles, mais j’aime beaucoup leurs teintes vives et leurs subtils dégradés…

Pour les intéressés, voici l’article de présentation de l’atelier.

Dites-donc…

Je réalise que je ne vous avais pas montré ça:

non, attendez, je ne peux pas vous mettre l’image là comme ça sans un minimum de préparation mentale…

Vous êtes prêts? assis? au calme, détendu? Peut-être le serez-vous moins dans quelques instants, mais au moins essayons de limiter les risques d’infarctus pour mes amis mais néanmoins lecteurs…

On respire un grand coup, on se prépare psychologiquement…

Et on se lance…

flash ton stash

Et quand je dis on se lance, c’est une façon de parler, hein, on ne se lance pas là-dedans, nonnonnon, ma belle laine, my precious, bas les pattes!

Bon enfin, voilà, quoi, mon stock, mon stash, mes réserves, histoire de donner un aperçu de l’étendue des dégâts… et encore, vous allez rire, je n’ai pas réussi à tout mettre, il manque une dizaine de pelotes… gloups.

NB: c’est un grand lit que vous voyez là. Enfin que vous voyez, encore une fois, c’est une façon de parler, que vous devinez plus ou moins en-dessous de ces quelques pelotes parsemées de-ci de-là…

NB2: oui, c’est le même lit que j’ai utilisé pour rebobiner et repeloter ma laine à teindre. C’est un lit multi-fonctions! la classe, quoi.

NB3: un jour, oh oui, un jour, j’arriverai à mettre toutes mes pelotes sur le lit sans que ça déborde et pour que ça fasse une photo jolie. C’est mon objectif, minime, peut-être, mais raisonnable, sans doute.

NB4: tout ça pour vous dire, une nouvelle manche de « yarn diet » (ou régime de laine) commence aujourd’hui même – et ce n’est pas un poisson d’avril : 3 mois sans achat de laine! enfin si peu…

fruits et café, régime assuré

Alors donc, ça y est, la laine est enroulée comme il faut. Maintenant, il s’agit de la teindre.

Vous vous rappelez, quand je planifiais cette teinture, le magnifique dessin que j’avais fait pour illustrer mon idée? Mais si, tellement beau qu’on aurait dit un poème visuel.

tiens, juste parce que c’est vous, je le remets ici:

teinture pentagone et café

hé oui, c’est très beau.

hé ben c’est plus ou moins quasi ce que j’ai fait. plus ou moins. en plus compact. (j’ai pas trouvé de plat hexagonal, le monde est décevant)

voilà donc les kool-aid restants, chacun dans son petit godet:

teinture kool-aid et café 1

la laine, répartie aussi équitablement que possible entre chaque godet:

teinture kool-aid et café 2

(les godets sont plus ou moins remplis, il ne me restait pas la même quantité de chaque couleur, c’est ce qu’on appelle ajouter un peu d’imprévu)

on ajoute (aussi) du café:

teinture kool-aid et café 3

(la différence avec la photo d’avant n’est pas flagrante, mais on voit bien que le bas de la laine est déjà marronnasse)

…on laisse cuire tout ça pendant une petite demi-heure…
on laisse sécher…

teinture kool-aid et café 5

on se dépêtre de l’écheveau comme on peut…

teinture kool-aid et café 6

et… tada!

teinture kool-aid et café 4

oh! ah! un écheveau géant! (enroulé grâce à l’aide précieuse de Monsieur, précisons-le pour ne pas le vexer)(et qu’il consente à m’aider si besoin une prochaine fois)(je suis machiavélique, que voulez-vous)

bon, en vrai c’est le tricot qui dira si oui ou non cette teinture est réussie, mais pour l’instant, j’aime bien les couleurs, c’est déjà ça!

bon, et maintenant, est-ce que vous voyez venir ce qui m’attend? ben oui, parce que, si vous ne le savez pas, un écheveau ça ne s’utilise pas comme ça. Pour tricoter, il faut transformer l’écheveau en pelote. hé oui. donc, d’un écheveau, j’ai fait un autre écheveau. et maintenant de cet autre écheveau il faut que je fasse une pelote. et comment je fais ça, moi? hé oui. le lit a été mis à contribution. à nouveau.
Cette fois-ci je vous épargnerai la vidéo, de toutes façons c’était trop facile, vraiment plus facile que l’enroulage.

Et le résultat, le voilà:

teinture kool-aid et café 7

une pelote! j’aime bien sa tête aussi… quant à son devenir… c’est une autre histoire…

De l’importance de la longueur du fil

Chers amis et néanmoins lecteurs,

Tout d’abord, merci bien pour toutes vos réponses à mon sondage express. Toutefois, et malgré l’enthousiasme débordant que vous avez montré pour un essai là comme ça sans rembobiner l’écheveau, il me faut vous annoncer que, si, j’ai rembobiné l’écheveau.

Pourquoi – me demanderez-vous – pourquoi, malgré notre enthousiasme débordant? Pourquoi, mais oui pourquoi, malgré ta fainéantise bien connue?

Pourquoi? Pourquoi? hein? POURQUOI?

Hé bien parce que, en parallèle à mon sondage, je suis allée demander conseil chez des gens sur ravelry. Et que les gens sur ravelry ont été unanimes ou presque: rembobine! rewind! unwind and rewind!

Et que, surtout, les gens sur ravelry ont trouvé les arguments qu’il faut pour me motiver. Enfin surtout l’argument (au singulier) parfait dont j’avais besoin et qui est le suivant: si on teint la laine sur plein de petites longueurs (comme cela eût été le cas sans rembobinage), il y a un gros risque d’obtenir une laine qui, une fois tricotée, ressemble à ce qu’on appelle vulgairement… du vomi de clown (ou clown barf dans le texte). Alors qu’avec de loooooongues séquences de couleurs, on est plutôt sur une laine qui fait des rayures. ah oui, beaucoup plus tentant. Mais pour avoir de longues séquences de couleurs, il fallait rembobiner. cqfd. c’est ce que j’ai fait.

Mais question: où rembobiner un écheveau pour avoir quelque chose de vraiment long? hein? 2 dos de chaises? mais où les placer dans l’appart pour les éloigner suffisamment (j’ai un appart pas minuscule, mais assez meublé)? autour de la table? est-ce vraiment assez large?

Du coup je suis partie sur le meuble le plus large de l’appart. je vous le donne en mille.

unwind & rewind 1

oui. le lit. admirablement bien fait, qui plus est. non?
au centre, l’écheveau de base.

La mise en place:

unwind & rewind 2

Sur la droite, le dérouleur sur lequel est mis l’écheveau, sur la gauche, le lit (admirablement bien fait, je le rappelle), autour duquel vient s’enrouler la laine pour former le nouvel écheveau…

Et comme la maison ne recule devant aucun sacrifice pour satisfaire ses lecteurs et néanmoins amis (et oublie bien souvent le sens du mot ridicule), une vidéo de l’enroulage:

En cours de route, j’ai un peu amélioré la technique utilisée, mais ça vous donne une idée de l’amusement que ça a été.

Et oui, je chante quand je rembobine mes écheveaux.

Et le résultat final, tout juste enlevé du bord du lit :

unwind & rewind 3

et enroulé (plus ou moins) en écheveau:

unwind & rewind 4

Impressionnant, non?

Depuis le temps, la teinture est désormais faite, mais ça sera le sujet d’un autre article (héhéhé).

Sondage express

L’idée présentée précédemment fait son chemin, alors, à votre avis, est-ce que l’écheveau est suffisamment large pour que chaque couleur puisse s’exprimer dans toute sa splendeur?

sondage express

Sans tenir compte de la chenille dans le coin en haut à droite, qui n’a rien à voir dans tout ça, que voulez-vous, elle se sent obligée de faire de la figuration.

Alors? à votre avis?

je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu!

Hier je suis allée à l’aiguille en fête.

Et je n’ai pas acheté un seul gramme de laine!

C’est pas incroyable, ça? (D’ailleurs, pour tout vous dire, j’ai été très raisonnable pendant tout le mois de février, et il est déjà bien avancé, je suis plutôt fière…)

Bon, j’ai quand même acheté des choses, faut pas croire, allant du très utile:

aiguille en fête 2013 aiguille en fête 2013

au plus ou moins nécessaire (mais ça sert toujours):

aiguille en fête 2013

au carrément superflu (mais c’est tellement beau!):

aiguille en fête 2013 aiguille en fête 2013

et puis j’ai croisé des amis d’ici, de là, de pas loin, de plus loin, ça fait plaisir de rencontrer tout ce petit monde, c’est un peu mon petit univers à moi autour du tricot, j’aime assez. :)

On a aussi causé teinture et libération du fil avec Shanisette, mais chuuut je n’en dirai pas plus, il reste encore beaucoup de choses à régler, pour l’instant…

libération du fil

Et, cerise sur le gâteau, j’ai croisé mon mouton! Le mouton dont j’avais crocheté la patte arrière à Felletin, rappelez-vous, il était exposé au salon!

mouton

J’étais toute contente de le voir en vrai, fini. :-]
ça me motive encore plus pour participer au prochain évènement artistique de Felletin, organisé par l’association Histoire de laines: le tricot sur la ville!

Tricot 2012

Dites-donc, il semblerait que j’ai presque oublié de vous poster la mosaïque de mes tricots de l’année écoulée!
C’est pourtant une tradition qui me tient à coeur. L’occasion d’un article pour pas cher, diraient certaines mauvaises langues. certes. mais pas que. C’est aussi l’occasion de voir à quel point j’ai tricoté comme une malade en 2012.

tricot2012

C’est sans fin!
A titre de comparaison, voici les mosaïques de ces 5 dernières années, à la même échelle, dans l’ordre, donc, 2008, 2009, 2010, 2011 et 2012:

mes créations tricot (et une création crochet!) de 2008 tricot 2009 tricot 2010 tricot 2011 tricot2012

Hormis le creux de 2010, c’est assez parlant, non? (Ce creux m’intrigue, d’ailleurs, à se demander si je ne me suis pas trompée quelque part…)

Bon, là je crois que je suis arrivée au top, j’ai du mal à imaginer comment je  pourrais tricoter plus… quoique… rendez-vous l’année prochaine, on en reparle…