avril, ne te découvre pas d’un fil…

… j’ai écouté le dicton du mois et je me suis même recouverte d’un peu plus de fil… honte sur moi… j’ai acheté ces trois beautés :

tosh sock

Tout ça pour quoi? Parce que je voulais faire un châle, le color affection, qui fait un peu le buzz sur Ravelry et plus généralement sur les blogs tricot, et que la laine que j’avais ne convenait pas. En tout cas ne me convenait pas. Après moultes-z-et moultes hésitations – utiliser cette laine ou ne pas utiliser cette laine? et si tout simplement je me lançais, et je verrai bien? – mais non, ça n’allait pas, je ne sentais pas ces trois couleurs ensemble pour ce projet, pour moi. J’ai finalement utilisé les trois couleurs ensemble, mais différemment, et j’en suis fort contente.

un châle fini et un chat fini aussi

(du chat aussi, je suis fort contente)

Pour autant, le color affection me faisait toujours de l’oeil… et après moultes-z-et moultes hésitations – gris gris et rouge? gris gris et bleu? – je suis partie sur le trio ci-dessus (de la tosh sock, une pure beauté).

MAIS le bilan d’avril reste positif, j’ai tricoté beaucoup plus que je n’ai acheté. On l’a échappé belle. J’ai aussi crocheté d’ailleurs, car…

… j’ai écouté le dicton du mois, ainsi que la commande la plus zarbos à ce jour… et…

… une pauvre statue toute nue, une main en moins et avec un cygne sans tête…

avant

… a trouvé un peu de fil pour la réchauffer…

après 2

Regardez comme elle a l’air heureuse…

après 1

:)

Côté livres, toujours la même lignée : deux livres rentrés, trois lus, ça reste positif mais ça se vide vraiment à tous. petits. pas… (malgré les tentatives de corruption de la faune bookcrosseuse de Toulouse…)

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Une histoire de kool-aid

Cette page fut librement mais largement inspirée par les précieuses informations données dans cet article de knitty sur la teinture alimentaire (en anglais), qui va bien plus loin que moi dans les mélanges et les essais, un peu comme les essais au Vahiné d’Elise cité dans mon précédent article. Toutes ces couleurs me font vibrer les neurones.

Le Kool-aid, donc, c’est simple, c’est rigolo. La méthode, c’est bien gentil, le résultat, c’est bien beau, mais voilà un peu de théorie parce que quand même.

Malgré le nombre impressionnant de saveurs proposées, les poudres Kool-aid sont en fait toutes basées sur trois colorants:
– du rouge
– du bleu
– du jaune.
ça ne vous rappellerait pas vos cours de dessin du collège? moi si.

Et ça marche pareil: les trois couleurs de base correspondent aux couleurs primaires, et pour obtenir les autres couleurs, il suffit de mélanger ces couleurs primaires entre elles ; on obtient en mélangeant 2 couleurs primaires = 1 couleur secondaire. Et en mélangeant 3 couleurs primaires? en théorie, du noir, en vrai, du marronnasse.

Parmi nos 8 couleurs, on retrouve les 3 couleurs primaires et les 3 couleurs secondaires – pas exactement à proprement parler les tons du peintre, mais bon, pas loin – ainsi que quelques variantes, comme illustré ci-dessous.

couleurprimaire

Et les mêmes, avec les colorants kool-aid qu’on y retrouve :

kool-aid

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Une note sur le violet:

Comme vous le voyez, le rouge + bleu du bas ne ressemble pas vraiment à du rouge + bleu… C’est qu’en fait le bleu a plus de mal à se fixer que le rouge, et c’était une des premières couleurs que j’ai faites donc je n’ai pas fait gaffe.

Par contre pour le violet j’ai pris quelques précautions: j’ai d’abord dilué le kool-aid dans de l’eau toute neuve (sans recycler l’eau de la teinture précédente), elle était donc très peu acide. Au deuxième passage, j’ai ajouté de l’eau acide d’une précédente couleur, puis encore un peu au troisième passage, puis encore un peu… en tout j’ai dû faire 5 passages au micro-ondes, mais j’ai fini par fixer tout le bleu de la teinture! wouhou! et j’ai obtenu le violet tout à fait correct qu’on voit en avant-dernier. :)

Fin de la note sur le violet.

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Et sur le chapitre de « que faire ensuite », j’avais totalement oublié, mais j’ai acheté de la teinture alimentaire en juillet dernier dans un grocery store de Londres, lors de mon passage à knit nation. C’est ce produit (clic clic!), vous ne pouvez pas vous imaginer, je trépigne d’impatience à l’idée de tester cette petite merveille!!

natural extracts 1

Ici on n’est plus du tout dans la logique « couleur primaire/couleur secondaire », puisque les 4 couleurs proposées sont:

– du rouge cerise ou Cherry Pink, à base de cochenille,

– du jaune acacia ou Wattle Yellow, à base de curcuma,

– du pourpre, à base de charbon végétal ou noir de carbone (j’apprends à l’instant que c’est un colorant alimentaire, qui l’eût cru?) et de cochenille,

– du vert jardin ou Garden Green, à base de chlorophylle (tirée de l’ortie et de l’épinard) et de curcuma.

couleurs primaires ou pas, ça ne m’empêchera pas de faire des essais de mélange, cette fois-ci. D’ailleurs, le carton lui-même propose des couleurs en plus au dos :

natural extracts 2

Et les fioles ne sont-elles pas choupinoutes à souhait ?

natural extracts 3

Si, elles le sont.

j’ai hâte j’ai hâte j’ai hâte!

on ne joue (toujours) pas (trop) avec la nourriture

teinture
photo by le Tof

Comme promis précédemment, voici la deuxième étape de mon expérimentation avec les teintures alimentaires. Cette fois-ci, je pars dans des trucs un peu plus exotiques que le thé ou le café, puisque j’utilise du kool-aid.

Le kool-aid, kessécé? C’est un truc venu tout droit des Etats-Unis, une poudre pour faire de la boisson aromatisée au fruit – un truc hyper naturel comme vous pouvez vous en douter. ou pas. (si ça vous intéresse, vous pouvez aller voir l’article wikipedia du kool-aid)

Mais ce qui nous intéresse ici avec le kool-aid, c’est que ça teint très efficacement:

1/ c’est plein de colorants,

2/ c’est plein d’acide, qui facilite la fixation des dits colorants.

Double banco, et bien sûr on a toujours l’innocuité de la teinture alimentaire, et en bonus ça sent bon (quoique pas du tout naturel). Tout ceci explique pourquoi la teinture au kool-aid est très répandue et reconnue dans le monde de la laine (et au-delà).

La principale difficulté dans la teinture au kool-aid, c’est de se procurer du kool-aid, une fois que cette étape est franchie, c’est du gâteau les doigts dans le nez. Et justement, voilà-t-y pas que Floub alias clef en or m’offre un kit laine à teindre + 8 (huit!) sachets de kool-aid! Y a pas à dire, je suis gâtée (si tu passes par ici, merci encore beaucoup beaucoup Flo, ça m’a fait super plaisir!).

laine à filer et à teindre au kool-aidkit arc-en-ciel

Maintenant, la méthode.

1. ça commence comme pour le café ou le thé, il faut faire trempouiller la laine pendant une bonne heure pour bien imprégner la fibre.

Comme pour le café ou le thé, pas besoin de mordançage, non pas parce que le colorant est suffisamment puissant (quoique…) mais parce que l’acide du kool-aid suffit pour fixer le colorant comme il faut.

Au niveau des quantités, un sachet de kool-aid suffit pour environ 30g de fibre. Plus de fibre, et la coloration sera moins forte ; moins, elle ne sera pas forcément plus forte, parce qu’on atteint assez vite la saturation de la fibre.

2. Diluer ensuite un sachet de kool-aid dans une quantité suffisante d’eau pour y immerger la laine, et ce, dans un récipient pouvant aller au micro-ondes, avec couvercle, pour éviter les éclaboussures. Car oui, pour cette fois, j’ai utilisé un micro-ondes (c’est beaucoup plus rapide).

3. Mettre la laine dans l’eau magnifiquement teintée et parfumée par le kool-aid.

4. Etape cuisson: mettre au micro-ondes pendant 2mn à pleine puissance, laisser reposer pendant quelques minutes, remettre 2mn à pleine puissance, laisser reposer quelques minutes. Normalement, à ce stade, tout le colorant est passé dans la laine et l’eau qui reste est toujours parfumée, mais plus du tout teintée. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours relancer un cycle cuisson 2mn + repos.

Sinon, essorer délicatement et faire sécher.
Recommencer avec toutes les couleurs.

kool-aid
(c’est le tancarville de mon article précédent, vous avouerez que la ressemblance est frappante)

Vous aurez remarqué que j’ai fait très attention de bien garder toutes les pochettes attachées à la laine correspondante, histoire de me rappeler laquelle est laquelle. pour les couleurs vertes ou bleues, ça ne poserait pas trop de problème, par contre dès qu’on arrive dans les rouges, c’est un peu plus compliqué, forcément…

A noter que l’eau du micro-ondes peut être réutilisée entre les teintures, elle se charge en acide et peut donc même être utilisée pour d’autres teintures pour remplacer par exemple le vinaigre pour fixer la teinture. Croyez-moi, ça sent nettement meilleur que le vinaigre.

Et le résultat, le voilà:

 avec l'aide de kool aid

disponible également en rond:

avec l'aide de kool aid 2

C’est très très beau et je suis très très contente.

Etonnamment, par contre, la laine ne sent pas tellement le kool-aid. à part la couleur orange, qui sent… l’orange, hé oui. ça sent énormément le jus de fruit artificiel quand on verse la poudre dans l’eau, mais après ça se calme nettement. C’était la petite note olfactive de conclusion.

La suite? J’avoue être très très tentée par les essais jolis et rigolos d’Elise avec de la teinture alimentaire toute bête de chez Vahiné…

On ne joue pas avec la nourriture (enfin pas trop)

Dernièrement, je me suis mise à faire mumuse avec de la teinture. pour de la laine. mais pas n’importe quelle teinture: de la teinture alimentaire.

Pourquoi la teinture? Parce que sur internet tu peux trouver des milliers de laines teintes main du plus bel effet. Parce que l’essai « bar à teindre » m’avait bien plu et avait abouti à de bien belles choses.

bar à teindre c'est moi qui ai choisi la couleur!

Parce que le cours de teinture naturelle de The Mulberry Dyer au festival Le Lot et la laine était passionnant.

14 juillet 2011 cours de teinture de the mulberry dyer

Et aussi parce que j’ai acheté mon fuseau dans un kit filage+teinture, avec un fuseau, donc, mais aussi de la laine blanche à filer et, forcément, à teindre… la laine blanche appelle la teinture, c’est comme ça.

mérinos à teindre et filer 21 juillet 2011

Pourquoi alimentaire? parce que c’est rigolo, parce que tu peux trouver les ingrédients assez facilement autour de toi, parce que c’est plus facile qu’une teinture naturelle non alimentaire (dont l’alchimie est plus compliquée à trouver) et surtout parce que c’est moins risqué que la teinture chimique! La teinture chimique, non seulement ce sont assez souvent des produits toxiques, à manipuler avec précaution, mais en plus, t’as pas le choix, tu dois utiliser des instruments et contenants dédiés spécifiquement à ta teinture – hors de question de réutiliser une casserole pour y faire des pâtes!
alors que la teinture alimentaire… au pire tu as des pâtes un peu roses la fois suffisante. ce qui pourrait, ma foi, être assez rigolo, au final, non?
bref.
donc.
j’ai commencé gentiment.

avec du café.

C’est assez simple, on peut utiliser le marc du dernier café, ou bien un reste de café qu’un collègue a préparé en quantités astronomiques 2h avant le week-end et qui serait donc jeté dès le lundi matin pour cause de désamour du café froid et vieux de 3 jours.

Alors qu’un café froid, vieux de 2 jours, c’est parfait pour la teinture! et c’est moins gâcher que jeter.

Voici, en images s’il vous plaît, la manière dont je m’y suis prise :

1. La préparation de la laine

teinturecafé1

NB: pour la laine, on peut utiliser, au choix, de la laine déjà filée ou de la laine à filer. perso c’était de la laine à filer. au niveau couleur, je conseillerais de la laine blanche ou écrue, parce que le café n’est pas une teinture très foncée.

Il faut, de préférence, utiliser de la laine 100% laine, de mouton, de chèvre, de lapin, d’alpaca, etc. Le français ne différenciant pas la matière laine et le fil à tricoter, vous m’excuserez pour cette expression qui paraît un peu tautologique, mais il faut donc préférer de la laine d’animal.

C’est la fibre animale qui prend le mieux la teinture ; la fibre végétale peut aussi se teindre, mais c’est plus difficile ; la fibre synthétique ou artificielle, alors là je ne suis même pas sûre qu’on puisse la teindre sans sortir la grosse artillerie chimique! Je pose un joker sur la fibre type viscose, à base de végétaux mais avec transformation chimique à la clé – aucune idée si une teinture prendrait là-dessus.

Si la laine animale est mélangée avec autre chose (fibre végétale, fibre synthétique), la teinture prendra, mais, forcément, dans les proportions de sa composition (gosso modo, une laine à 50% animal sera 50% plus claire qu’une laine à 100% – dans des conditions de réalisation équivalentes, bien sûr).

Autant que je sache, pour les amateurs, la soie se teint comme une laine d’animal : hé oui, c’est de la laine de papillon! (dit comme ça, c’est teeeeellement poétique!)

NB 2 : Il est très important, tout au long de la teinture, de manipuler la laine avec précaution : pas de choc thermique, pas de frottage intempestif ni malaxage malvenu, encore moins tout ça à la fois ; c’est pour ça que le liquide dans lequel vous plongez avec précaution la laine doit être à température ambiante ou tout juste tiédasse. Le risque est, sinon, de feutrer la laine irrémédiablement. C’est encore plus vrai si vous utilisez de la laine à filer, qui pourrait devenir de la laine impossible à filer (on peut rattraper une laine à filer si elle est juste un peu feutrée, mais c’est tout de même relou, mieux vaut être un peu délicat lors de la teinture, vraiment). Quant à la laine à tricoter, vous pourriez aussi vous retrouver avec un infâme blob de fils reliés entre eux par des bouts de feutre – un cauchemar, je ne veux même pas y penser! bouh!

bref, faisez gaffe.

Le plus compliqué c’est sans doute l’essorage : il ne faut pas tordre la laine, mais juste la presser délicatement pour en extraire l’eau – bon c’est pas non plus d’une difficulté extrême, hein! ça demande juste de ne pas être trop bourrin, en fait.

NB 3 : Contrairement à d’autres teintures (même alimentaires), avec le café, pas besoin de mordancer la laine (étape qui permet « d’ouvrir » la fibre pour qu’elle puisse absorber la teinture), je vous laisserai faire l’expérience vous même, les taches de café, c’est coriace! Teindre avec du café, c’est comme se faire une tache, mais intentionnellement.

Je suis décidément d’un lyrisme absolument renversant aujourd’hui.

2. La teinture proprement dite

teinturecafé2
teinturecafé3

Enfin si vous n’avez pas de brûleur à gaz, ça marche aussi, ne vous inquiétez pas!
L’eau doit être tout juste frémissante, sans bouillir.
Au niveau de la durée, je conseillerais une heure minimum et après, c’est comme vous le sentez, a priori plus on laisse longtemps plus ça va prendre la couleur, mais au bout d’un moment la laine sature. Quant à savoir quand elle sature… je n’en ai aucune idée! De mon côté je l’ai fait parfaitement au pifomètre (soit 1h1/2).

3. Le séchage

Après avoir laissé refroidir le tout jusqu’à un niveau tiédasse acceptable (cf. NB2 ci-dessus, pour les petits filous qui ne lisent pas tout) :

teinturecafé4

Je conseillerais d’ajouter aussi une bassine sous le tancarville (mais j’avais la flemme de la dessiner), parce que même essorée, la laine dégouline quelque peu…

3. Le résultat

laine à filer teinte au café

oh! aaaah!!
un joli brun doré du plus bel effet!

4. En option, si vous n’aviez pas de café liquide, mais du marc de café, voici ce qu’il est conseillé de faire:

teinturecaféoption

Reprendre à l’étape 1., ou 2. si vous aviez pensé à préparer votre laine en même temps comme la personne prévoyante que vous êtes.

Je n’ai pas testé cette option, mais ça paraît assez logique (ça ne sort pas de ma petite tête, je précise, mais d’une conversation sur la teinture sur un forum de teinture naturelle de ravelry – caution scientifique s’il en est!).

5. Option 2 : le thé!
En gros, c’est comme le café, mais il faut remplacer le mot « café » par « thé » et « marc de café » par « sachets de thé lipt*n yell*w achetés par un collègue mais que jamais au grand jamais personne n’en boit au boulot parce que c’est pas booooon, alors pourquoi ne pas l’utiliser à meilleur escient? ».
A savoir: le thé noir teint mieux que le vert, plus vous mettez de thé, plus ça teint – j’ai utilisé 3 sachets de thé pour 40g de laine.

Le résultat est assez semblable au café:

laine à filer teinte au thé

D’ailleurs quand on les met l’une à côté de l’autre, bien malin qui voit la différence :

laine à filer - café et thé

En vrai, il y a une différence, la couleur thé est moins dorée, légèrement plus caramel, mais ça reste dans les mêmes tons.

6. La conclusion

Cette première tentative de teinture alimentaire s’est révélée couronnée de succès, je suis très contente de ma laine! Reste plus qu’à la filer…

Prochain épisode: la teinture au kool-aid.
quelques photos teasers…

laine à filer et à teindre au kool-aid kool-aid

formumu, formulaire

Ami lecteur, amie lectrice, mon camarade, mon semblable, va donc voir si j’y suis, si cela te sied, si cela te dit, sinon tant pis!

mais ne prenez pas ça trop au sérieux tout de même, sinon c’est pas drôle.

et une photo parce que j’aime bien les images dans les blog :

051/365/20 avril 2009

rose!

une mosaïque rose dans le cadre du mois de prévention du cancer.

rose

Et l’occasion de réaliser qu’en dehors des pubs pour le jambon, c’est pas si facile de trouver du rose dans la vie de tous les jours…

rose

Le mois d’octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein. Un sujet sérieux, s’il en est, qu’il convient de soutenir.

Et il se trouve que la chaîne rose propose de le soutenir en téléchargeant un carnet de recettes. Roses, les recettes, cela va sans dire.
Alors ce midi je me suis lancée dans une des recettes du livret en téléchargement: des gnocchi roses au sésame.

Pour résumer ça simplement : le jeu n’en vaut pas la chandelle. Faire des gnocchis ça prend du temps, on s’en met plein les mains, et même si le résultat est vraiment bon, il n’est pas suffisamment meilleur que les tout faits achetés au magasin le plus proche pour me motiver à les préparer.

Bon c’est sûr, ceux du magasin le plus proche n’ont pas cette adorable couleur rose, parfaitement inattendue pour une recette pareille.

une recette rose

Par contre, c’était pas marqué dans la recette comment griller le sésame. Maintenant je sais comment ça grille, une graine de sésame: ça grille en sautant dans tous les sens. Et j’en ai plein la cuisine, maintenant, des graines de sésame (mais en fait c’était rigolo, l’inattendu des graines de sésame…).
Par ailleurs, avez-vous remarqué comme les gnocchis, surtout pas cuits, ça ressemble à des petites crottes? roses en plus…

Pour ce qui est des courgettes, c’est plus la saison, alors je me suis rabattue sur une mousseline de brocolis. Oui, toute faite. Pas trop mauvaise, ma foi.

Pour ce qui est des betteraves, le jus d’une faisait plus que la recette n’en demandait, alors j’ai utilisé ce surplus pour compléter un jus acheté tout fait. Le jus tout fait, je ne donnerai pas de marque, mais il n’était vraiment pas bon. Sans goût, en fait. J’aurais dû me méfier, le principal ingrédient annoncé est : de l’eau!

du pas bon au meilleur

J’y ai donc rajouté betterave, panaïs (c’était un essai, mais en fait ça ne fait pas beaucoup de jus cet énergumène là) et une pomme (LA valeur sûre du jus). Le résultat, sans être exceptionnel, avait le mérite d’avoir du goût… (vive les jus de légumes!)(qui ont du goût!)