Ballade en blanc

Mes parents ont changé de maison. Et bien sûr, ils ont trouvé moyen de trouver une maison plus petite que l’ancienne. Certes, c’était l’objectif, histoire de réduire surface et volume habitables maintenant que les enfants sont loin, mais ont-ils pensé à tout notre barda d’enfant et d’ado restant dans l’ancienne maison et impossible à recaser dans nos apparts riquiqui? Je ne crois pas.

Parents ingrats.

Me voilà donc condamnée à faire le tri dans un amoncellement improbable de choses et d’autres. Mais comme j’ai du mal à tout jeter comme ça, je relis aussi un peu tout avant de jeter. Histoire de garder quelques perles et souvenirs de cette lointaine époque.

Aujourd’hui, je vous soumets un petit extrait de chanson retrouvé dans un agenda, juste comme ça, parce que avant d’avoir vérifié, je n’avais aucun souvenir de qui avait bien pu écrire ou chanter cela, mais que le texte me plaisait malgré tout. C’est plutôt bon signe, non?

Voilà peut-être pourquoi
Mon amour certains soirs
Il fait bon d’être un peu noir

Julien Clerc, Ballade en Blanc

blanc blanc blanc

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De notre temps,

De notre temps,

Se haïr et se mordre, parce qu’on n’a pas le crâne absolument construit de même, commence à être la plus monstrueuse des folies.

Zola

Le Temps, Charles Van der Stappen – Jardin botanique national de Belgique, Meise
Author: Ben2, source: Wikimedia Commons

hé oui, Zola, 1840-1902, « de notre temps », qu’il dit…

formumu, formulaire

Ami lecteur, amie lectrice, mon camarade, mon semblable, va donc voir si j’y suis, si cela te sied, si cela te dit, sinon tant pis!

mais ne prenez pas ça trop au sérieux tout de même, sinon c’est pas drôle.

et une photo parce que j’aime bien les images dans les blog :

051/365/20 avril 2009

Notes de chevet

j’ai lu il n’y a pas bien longtemps les notes de chevet de Sei Shônagon.

notes-de-chevet

Comme son titre l’indique, il s’agit de notes diverses de l’auteure, sur des choses qu’elle aime, qu’elle aime moins, des sentiments, des petites histoires du quotidien. Le tout est découpé sous forme de chapitres plus ou moins courts, avec des titres un peu intrigants parfois.

Comme son titre l’indique moins, c’est un livre japonais du XIème siècle, autant dire qu’au niveau culturel, on est un peu loin de la France du XXIème… Du coup, c’est un livre que j’ai assez peu apprécié, car beaucoup trop compliqué et décalé culturellement pour que j’en apprécie la lecture, plein de références aux coutumes et préséances incompréhensibles, avec des poèmes jouant sur les mots (sauf qu’évidemment des jeux de mots japonais, traduits en français, ça passe moyen), des personnages aux multiples grades et noms, et plein de notes en fin de livre expliquant le livre – je déteste les notes en fin de livre, en particulier quand il y en a au moins 2 par page.

On se demande d’ailleurs bien pourquoi je vous en cause ici même. Tenter la réanimation de blog avec un livre qu’on a pas aimé, c’est un concept intéressant mais un peu bizarre, j’en conviens.

Mais c’est qu’en fait j’aime beaucoup le principe même de ces notes, sur les petites choses de la vie, avec un rythme bien particulier, ne suivant aucune chronologie précise, abordant des sujets divers et variés, inattendus souvent.

Alors voilà ce que je vais faire: je vais rédiger ici même mes propres notes de chevet, en reprenant les chapitres de Sei Shônagon, en rappelant aussi en extrait et en illustration un exemple de note de Sei Shônagon, en illustrant un peu tout ça dès que possible, aussi, parce que c’est plus sympa avec des images.

Ne vous étonnez pas, ça passera de choses assez compréhensibles, comme 18. Choses qui font battre le coeur ou 24. Arbres, à des notes, disons, un poil plus mystérieuses, comme 89. Fonctionnaires du cinquième rang.

ça promet, quoi.

et le premier qui me dit que j’ai trouvé un moyen un peu facile pour remplir mon blog…. hé ben il a bien raison (héhé)

on est pas dans la mede

En matière d’environnement et de sauvetage de planète, je bascule constamment entre l’optimisme un peu béat (ça va mal, mais on peut, et on va s’en sortir)

plaine ciel

et le fatalisme le plus désabusé (bon ben là je crois que c’est cuit, bon ben tant pis alors), avec quelques degrés intermédiaires, quand même, mais bon, à peine.

fumées déchets

Aujourd’hui, et après lecture de cet article édifiant, je pencherais pour le deuxième. C’est triste, mais c’est comme ça.

(@Mistigree: et voilà, deux nouveaux posts en un jour… j’aurais préféré des plus joyeux, j’avoue) :-]

héhéhé

je suis le libraire bibliothècaire (purée la honte, j’m’ai trompée, j’ai fait une traduc directe de l’anglais, heureusement, les autres aficionadas veillent, merci darwi!).

en tout cas, cela me ravit absolument.

Which Discworld Character are you like (with pics)
created with QuizFarm.com
You scored as The LibrarianYou are the Librarian! Once a wizard, now an Orang-utan (due to an unfortunate magical accident), you refuse to be turned back for a few reasons: In this form, it’s easier to reach the shelves and hold more books; having the strength of five men makes people return their books on time; life’s great philosophical questions boil down to « when do I get my next banana? » You say « ook » but are usually understood well enough.

The Librarian
 
63%
Esmerelda (Granny) Weatherwax
 
56%
Death
 
50%
Carrot Ironfounderson
 
50%
Gytha (Nanny) Ogg
 
50%
Commander Samuel Vimes
 
44%
Rincewind
 
44%
Greebo
 
31%
Lord Havelock Vetinari
 
19%
Cohen The Barbarian
 
19%

et granny « mémé ciredutemps » weatherwax en deuxième, c’est absolument trop la classe…

OooooooooOOOOoooooooooook!
(désolée pour ce post un rien conoté et private joke, mais terry pratchett, god bless thou)

Pérou Mercantour, même combat

Les Andes

La main gauche autour du chien, la main droite autour du verre, elle fixa la montagne, droit dans les yeux. La montagne, elle, ne prenait pas la peine de la regarder. Elle l’ignorait, superbement.

Fred Vargas, l’homme à l’envers

bon, à part le chien et le verre, tout pareil.

et bon appétit bien sûr…

22juin2006_coeur_et_cerveau

Une population cannibale des îles Pacifique avait pour coutume de consommer les corps des défunts, pensant ainsi assimiler leurs vertus. Aux hommes était réservé le coeur, censé leur donner force et courage, aux femmes le cerveau, afin d’améliorer le don qui leur était reconnu, à savoir l’intelligence…

Guy Paillotin
Tais-toi et mange
Bayard éditions, 1999