formumu, formulaire

Ami lecteur, amie lectrice, mon camarade, mon semblable, va donc voir si j’y suis, si cela te sied, si cela te dit, sinon tant pis!

mais ne prenez pas ça trop au sérieux tout de même, sinon c’est pas drôle.

et une photo parce que j’aime bien les images dans les blog :

051/365/20 avril 2009

challenge accrocs

un des avantages inattendus des travaux dans un appart, c’est de bouger les affaires, d’une pièce à l’autre, de l’autre pièce à l’une, et donc de se rappeler combien on en a, des affaires, combien on en a beaucoup, beaucoup trop: des livres, des anciens cours, des magazines, des livres, des patrons, des tissus, des livres, des laines, des perles, des livres.
et aussi plein de trucs à réparer/améliorer/customiser, genre des vêtements en vrac et des bouts de tissu.


(ceci n’est qu’un petit échantillon)

et parmi ces vêtements et ces bouts de tissu, il y en a que j’adore, et que j’avais à peu près oubliés, perdus qu’ils étaient dans ce foutoir-à-réparer.
c’est parfaitement honteux, je sais.

je me lance donc dans un challenge longue durée: le challenge accrocs.

Histoire de me motiver, je me suis même inscrite sur un blog collaboratif qui ne fait que ça, du « refashion », de la retouche, de la customisation, ça s’appelle wardrobe refashion, c’est en anglais (désolée), et ça va même plus loin que le simple fait de gérer ses stocks de choses et d’autres, puisqu’il s’agit carrément de renoncer aux achats de vêtements neufs, dans une logique environnementale de recyclage et de réutilisation. (Pour les anglophones, les règles du jeu sont là)

L’engagement proposé sur le blog peut se faire sur 2 mois, 4 mois, 6 mois, ou carrément pour toute la vie! j’ai pas peur: je me lance pour toute la vie, de toutes façons ces derniers temps j’achète franchement rien comme vêtements, donc j’ai pas peur.

wr09life

Voilà donc mon engagement (inspiré librement de la page du blog officiel) :

1. Je m’engage à ne rien acheter de neuf (le fait-main faisant exception, ce qui permet les achats sur des sites comme Etsy), tout vêtement doit donc être Recyclé, Rénové, ou Chiné, ou Fait-main.
Les vêtements type pour le boulot ou pour le sport ou l’école, les chaussures et les sous-vêtements ne sont pas inclus dans cette règle. Toutefois, je m’engage à tenter le coup malgré tout à l’occasion.

2. En cas de circonstances exceptionnelles, comme un évènement spécial, ou les soldes les plus incroyables, les plus uniques et les plus géniales au monde, et donc à côté desquelles il serait impensable de passer, je peux utiliser la carte « vous êtes libéré de prison ».

wr09jail

Je peux utiliser cette carte une fois tous les deux mois, mais je m’engage à avouer ma faute et à faire amende honorable en présentant la carte sur le blog.

3. Je m’engage à poster au moins une fois par semaine pour tenir au courant la communauté de mon avancement (ça, ce sera sans doute le plus difficile o_O). Cela ne donne pas de point supplémentaire, mais ça contribue à l’inspiration et l’encouragement de tous!
Bien sûr, j’installe le logo du site sur mon blog et je copie le présent engagement dans au moins un poste (ici présent), avec un lien vers mon engagement sous le logo.

4. Je m’engage à être honnête et à avouer quand je me suis fourvoyée hors des sentiers de la refashion! C’est comme au monopoly: on va directement en prison, on ne passe pas par la case départ, on ne gagne pas 2 000 F! Et à ce moment seulement, on peut espérer une liberté conditionnelle…

ça rigole pas, vêtements qui traînez, tremblez!!

la part du colibri

un jour, il y eut un immense incendie de forêt. Tous les animaux terrifies, atterrés, observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Après un moment, le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit: Colibri ! Tu n’es pas fou ? Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! Et le colibri lui répondit : Je le sais, mais je fais ma part.

La minute environnementale

Le dentifrice, dans les pubs, ils en mettent des tonnes, en plus tout bien joli, avec les pointes et tout.

patadentifrice

dans la vraie vie ça ressemble plutôt à une patatoïde, il faut bien l’avouer.

Mais écoutez la voix de la sagesse, car en fait, je vous le dis, pas besoin d’en mettre des tonnes,
une minuscule crotouille suffit amplement au bonheur de vos dents et au moussage de folie dedans la bouche.

patadentifrice

sisisi
et comme ça, on économise tout plein de dentifrice chaque année, et on sauve un peu la planète.

[insérer ici un schéma illustrant les tonnes de dentifrice économisées et les milliers de km² d’environnement épargnés et les générations d’orang-outans sauvées par le simple passage de la tonne à la crotouille de dentifrice sur la brosse à dents par mes milliards dizaines de quelques fidèles lecteurs]

qu’est-ce qu’on dit?
– merci tata élicolosala!
– de rien, mes enfants, et allez donc vous brosser les dents…

de l’ail et des soupes

(où la narratrice fait une longue digression sur le sujet du bio et des souvenirs inintéressants de sa lointaine enfance)

jusqu’à cette semaine, les nouveaux robinsons c’était un peu mon magasin bio que j’aime d’amour : beaucoup de choix, des produits que tu trouves nulle part ailleurs (ou alors très très loin dans un endroit inconnu de moi), et puis c’est pas une grosse boîte façon (pas si) natur(e)alia.

Quand soudain, c’est le drame, voilà qu’au détour d’un rayon légumes, qui avait pourtant l’air parfaitement inoffensif, je tombe (toutefois sans me faire mal) sur de l’ail.

ail

vous me direz, de l’ail, quoi de l’ail? c’est bien l’ail, c’est bon l’ail, et puis ça donne une haleine un peu du tonnerre quand même (ou pas).

oui mais l’ail venait d’Argentine.

certes bio

mais d’Argentine.

NON MAIS çA VEUT DIRE QUOI çA? (et celui ou celle qui m’indique comment faire un c cédille majuscule gagne un caramel mou)

je veux dire, bon on trouve parfois des pommes d’Argentine, mais bon je me dis, produit de grande consommation, tout ça tout ça (même s’il faudrait me mettre un couteau sous la gorge pour que j’en achète). Mais de l’ail? une plante qu’on fait pousser très certainement sans problème particulier aux portes de Paris?

ail

ah à narrer cette cruelle histoire d’ail argentin me revient à l’esprit cette douce mémoire de la foire de Douai.
car à la foire à Douai, il était une fois, et même plusieurs fois, tous les ans pour tout vous dire, un stand, oh oui un stand de soupe à l’ail. ça paraît rien comme ça, mais la soupe à l’ail d’Arleux, Arleux et sa foire à l’ail, le stand, la grosse madame assise derrière la marmite, la marmite de soupe à l’ail, l’ail d’Arleux, et sa foire, tout ça, la grosse madame en train d’éplucher carottes-z-et patates, pour les-z-y mettre dans la marmite, pour la soupe, à l’ail, d’Arleux. et la madame, la grosse madame qui épluche, elle crie « soupe à l’ail, demandez la soupe à l’ail! » aaaah je l’entends encore, douce chanson de mon enfance. aaaah l’ail, la soupe à l’ail, Arleux, la chanson.

et vous voulez que je vous dise? la soupe à l’ail de la grosse madame, elle est un peu trop super bonne de la mort, il faut bien l’avouer.

et la grosse madame, qu’est-elle devenue? voilà une question qui me taraude mais en fait je sais pas.

mais donc cet ail qui vient d’Argentine, illustrons simplement le problème.

alors je pose la question, au niveau bilan écologique global, vaut-il mieux de l’ail bio d’Argentine, ou de l’ail pas bio de chez juste à côté (par exemple, Arleux)?

– une question très très intéressante mais qui n’intéresse peut-être que moi.

tant pis c’est mon blog non mais alors quoi zut à la fin.

Quand je ne prends pas le temps de remplir mon blog…

1. La page des râleries se remplit petit à petit

2. Je raconte des trucs pas rigolos.

Aujourd’hui, laissez-moi vous conter la douce (amère) histoire de Kokopelli.

kokopelli

Kokopelli est une divinité de la fertilité.

Kokopelli, c’est aussi une association qui milite pour le maintien voire le développement des semences anciennes et surtout pour la diversité des semences, dans nos contrées comme dans le tiers-monde (je résume en gros).

Et voilà-t-y pas qu’on leur fout un procès aux fesses aux basques. La raison? Ne peuvent être mises en vente aux particuliers que les semences du catalogue officiel des semences (ou autre dénomination équivalente et barbante). Bien sûr le référencement dans ce catalogue est payant. Je veux dire très payant, genre cher, quoi. Bien sûr, ce catalogue officiel ne regroupe que très peu, voire pas de semences anciennes. Alors bien sûr, les semences de Kokopelli n’y sont pas.

Et malheureusement, Kokopelli perd son procès.

Soit.

Mais là où ça fait mal, au-delà de la misère d’attaquer une asso qui se bat pour la biodiversité, c’est bien le fait que ces semences anciennes qui sont le maaaaal car elles ne sont pas dans le catalogue officiel, sont présentes, tout à fait illégalement, dans un gros paquet de magasins de grande distribution.

Je peux témoigner, j’suis allée voir.
Un exemple donc chez LeurouaMèrelun.

tomates

Pour information,

Variétés anciennes de courges permises à la vente dans les supermarchés:

– Rouge vif d’Etampes
– Jaune gros de Paris
– Potimarron
– Turban Turc

Variétés anciennes de tomates permises à la vente dans les supermarchés:

– Saint-Pierre
– Marmande
– Roma

Toute variété de tomate rose, verte, blanche, noire, jaune, orange, zébrée est par définition une intruse dans les supermarchés.

Et c’est Kokopelli, une association, qui est condamnée?

Alors là j’ai les boules, voyez.

Bon, si vous voulez en savoir plus, je vous renvoie vers le site de Kokopelli :

L’histoire du procès (faut fouiller un peu pour trouver l’historique vraiment)

– Les semences anciennes vendues partout partout

– Le soutien à Kokopelli, par un comité ou par des dons

Allez hop, je ne résiste pas, je vous mets le communiqué de Kokopelli :

 » Malgré les directives européennes, les avis de l’ONU, du Sénat, de scientifiques, d’agronomes affirmant l’urgence de sauvegarder la biodiversité végétale alimentaire, l’état français refuse de libérer l’accès aux semences anciennes pour tout un chacun.

C’est ce qui permet aujourd’hui aux magistrats d’infliger ces lourdes peines à l’association Kokopelli.

Dans le cas du procès de la SAS Baumaux pour concurrence déloyale, M. Baumaux verra donc son bénéfice de 800.000 € augmenté de 10.000 € et recevra 2.000 € pour ses frais.

L’état français recevra 17.500 € au motif que KOKOPELLI vend des semences illégales, 5.000 € seront consacrés aux frais et à l’information du bon peuple sur les pratiques dangereuses de l’association KOKOPELLI. Les semences qui ont nourri nos grands-parents et qui servent à nous nourrir aujourd’hui par le jeu des croisements, sont donc devenues illégales et dangereuses.

Nous avons eu droit au grenelle de l’environnement : il faut sauver la biodiversité ! alors pourquoi condamner une association qui sauvegarde avec ses adhérents et ses sympathisants, plus de 2500 variétés en risque de disparition ? Pourquoi condamner ces semences dont la FAO reconnaît qu’elles sont une des solutions pour assurer la souveraineté alimentaire, face aux dérèglements climatiques et à l’augmentation de la population mondiale ? Pourquoi les mêmes variétés, selon qu’elles sont vendues par KOKOPELLI ou d’autres opérateurs entraînent condamnation ou mansuétude ? Pourquoi les grandes surfaces vendent des fruits et légumes issus des variétés interdites à KOKOPELLI, en toute impunité (en tout cas à notre connaissance).

Les condamnations infligées à KOKOPELLI ne sont donc pas à chercher dans la nature des semences que protège l’association, mais dans ses actions.

L’association propose aux jardiniers, aux paysans, d’être autonomes et responsables, face au vivant. Dans notre société du tout marchandise, c’est intolérable. Le plus grand grief (sous jacent) fait aux semences anciennes ou de pays, est d’être reproductibles et qui plus est adaptables à de très nombreuses conditions de cultures, sans le soutien de l’agro chimie. Voilà la faute de KOKOPELLI : conserver le levain des savoirs populaires, agronomiques et génétiques. A l’heure où l’on veut nous faire croire que le tout hybride, OGM, chimique, énergie fossile, sont les seules possibilités d’assurer notre alimentation, propager l’autonomie semencière par l’exemple est devenu répréhensible. Ce qu’il faut retenir de ces condamnations, c’est la volonté affichée d ‘éradiquer les alternatives techniques et semencières autonomes.

Depuis 15 ans, KOKOPELLI protège la diversité de nos jardins, de nos champs, de nos assiettes, tout en essayant de faire évoluer le cadre juridique vers une reconnaissance de la valeur agronomique et culturelle des variétés reproductibles : L’ETAT FRANÇAIS NOUS A FAIT ECHOUER. Aujourd’hui, la disparition potentielle de KOKOPELLI ouvre un boulevard à l’uniformisation culturelle et productiviste agricole. La disparition de la « vraie » biodiversité basée sur la variabilité génétique d’une multitude de variétés locales ne sera jamais, et de très loin, compensée par la multiplicité de quelques variétés clonées.

Il est intéressant de noter la similitude des actions et de la répression envers les faucheurs volontaires, les amis de l’ortie, les défenseurs de l’herboristerie et KOKOPELLI : chacun cherche à sa façon, à protéger et promouvoir la vie et la continuité des savoirs. Pour notre gouvernement, tout cela est devenu répréhensible ! Face à ses contradictions, entre ses déclarations enflammées du Grenelle de l’Environnement et les condamnations qu’il obtient contre les défenseurs de la biodiversité, gageons que l’état français mettra un point d’honneur à prendre en réelle considération le devenir des générations futures.

L’association KOKOPELLI a toujours proposé la résistance fertile non violente et le dialogue, peut-être étions-nous trop en avance ? Mais maintenant, sauver la biodiversité est d’une extrême urgence. Si l’agriculture productiviste que protége le gouvernement se trompe, vous trompe, nous trompe, quelle stratégie de repli aurons-nous ? Si nos élus ont contribué à éradiquer notre patrimoine semencier alimentaire ?

La solution est dans votre camp, mesdames et messieurs nos gouvernants. Une fois, vous avez pu revendiquer « responsables, mais pas coupables ». Devant la faim du peuple, cet argument ne tient pas.

N’obscurcissez pas l’avenir, il l’est déjà suffisamment.

Mais peut-être faut-il lancer un appel : aux semences, citoyens !« 

on est pas dans la mede

En matière d’environnement et de sauvetage de planète, je bascule constamment entre l’optimisme un peu béat (ça va mal, mais on peut, et on va s’en sortir)

plaine ciel

et le fatalisme le plus désabusé (bon ben là je crois que c’est cuit, bon ben tant pis alors), avec quelques degrés intermédiaires, quand même, mais bon, à peine.

fumées déchets

Aujourd’hui, et après lecture de cet article édifiant, je pencherais pour le deuxième. C’est triste, mais c’est comme ça.

(@Mistigree: et voilà, deux nouveaux posts en un jour… j’aurais préféré des plus joyeux, j’avoue) :-]

Le Pérou, le retour là où on ne l’attendait pas…

asperge en novembre

C’est pas que ça m’énerve, mais ça m’énerve, les asperges au mois de novembre. Chaque année, j’ai l’impression, on a droit à un nouveau fruit et/ou légume complètement hors saison. L’an dernier j’avais découvert le raisin d’Afrique du Sud au mois de mars, cette année ce sont les asperges… Quelle autre surprise pour l’année prochaine? Oh lala quel suspens, j’ai du mal à attendre :-/

les contradictions qui n’en sont, en fait, pas vraiment

Vous le savez ou pas, je suis assez adepte de la pub. Je veux dire, de la bonne pub, celle bien foutue, bien scénarisée, tout ça, comme un petit morceau de cinéma sur notre petit écran.

Mais en même temps, je suis assez anti-pub. Ben voui, l’être humain est plein de contradictions.

la pub = le maaaaal

Mais en fait non, enfin si, mais pas là. Parce que voyez, il n’y a rien tant que je déteste que les mauvaises pubs. Les pubs qui mentent, en particulier. Et alors les pubs qui mentent sur l’environnement et sur sa protection, alors là ça me met hors de moi. D’ailleurs rien que d’y penser, j’ai le sang qui me monte aux oreilles (et c’est pas joli-joli, croyez-moi).
Monsieur pourra en témoigner, ma gentillesse et ma douceur sont à relativiser en fonction des sujets environnementaux soulevés dans les médias environnants…

Tout ça pour dire, cette page était faite pour moi, merci à l’alliance pour la planète de l’avoir faite!