de la transformation de la matière en cuisine

L’autre jour, j’ai fait une soupe.

soupe

pas de remarque désobligeante, je sais, elle a une drôle de consistance pour une soupe, et oui, il y a des pâtes en forme de lettres dans ma drôle de soupe.

le succès étant mitigé, j’ai décidé hop ni une ni deux, d’en faire autre chose.

j’ai ajouté un oeuf

oeuf

un peu de potimarron précuit à la vapeur qui traînait par là (c’était pour une autre recette* mais j’en avais trop donc zou recyclé)

potimarron

du parmesan râpé (à la râpe microplane, parce que je me la pète comme ça des fois)

parmesan

persil, poivre….
et zou à la poêle…
pour en faire une galette végétale.

galette

qui ne se tient pas.

donc je résume:
une soupe trop solide pour être une soupe donne une galette trop liquide pour être une galette.
tout cela est une cuisine trop compliquée pour être de la cuisine…

*la recette n’en était pas vraiment une, c’est juste une préparation un peu improvisée, le potimarron précuit est coupé en tranches puis passé à la poêle beurrée:

potipoele

ma foi, pas dégueu et trèèèès simple.

donc je résume :
la soupe n’est pas de la galette, le potimarron est sympa à la poêle. (?)

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un geste pour la planète

voilà-t-y pas que je me baladais dans paris oh paris comme c’est beau paris ach paris how romantic. certes, mais quand il est autour de midi, paris ou pas paris, il fait faim.
ni une ni deux, je repère un monoprout et y achète voracement des biscuits salés, d’une marque très conceptuelle, tellement conceptuelle que je trouve ça un rien ridicule, voire limite infantilisant. mais ne lui jetons pas la pierre, elle a l’énorme avantage d’utiliser de bons produits (peu de E3012 et autres lécithines de soja dans leurs ingrédients).
donc je tente leurs petits salés (madame playmobil est là pour donner l’échelle: ce sont vraiment de petits salés).

recycler (1)

et là, horreur et putréfaction, ce n’est PAS BON. autant dire qu’à midi, avec rien dans le ventre, me faire manger quelque chose de PAS BON, c’est un peu comme envoyer une chaussure à la tête de l’ancien président des Etats-Unis ou proposer une vraie politique sociale à notre actuel, c’est SACRILEGE, c’est l’OUTRAGE SUPREME et plein d’autres mots comme ça à mettre en majuscules pour faire peur.

mais de manière assez incroyable, je suis restée calme, et bien qu’un peu frustrée (FAIIIIIIIM) je me dis aussitôt que je pourrai sans doute le recycler (d’où le titre) dans un crumble (mais oui).
ni une ni deux (tiens j’ai déjà utilisé cette expression dans ce post, faudrait que je me recycle, moi (haha)), rentrée chez moi, achetés les ingrédients supplémentaires nécessaires, je me lance.

je concasse les gâteaux PAS BONS.

recycler (2)

je mets, dans l’ordre de haut en bas:
– des broccolis précuits à la vapeur
– du fromage (sélection de brie noir et chèvre)
– les miettes de gâteaux PAS BONS mélangés à un oeuf et à un peu de parmesan

recycler (4)
recycler (3)

zou au four eeeeet à table!

histoire de pâte

en vrai, ma tarte aux toastinettes, c’est de l’histoire ancienne. Maintenant que je sais que faire une pâte à tarte, franchement c’est pas compliqué, et que je suis presque totalement décomplexée sur la fabrication de l’appareil, je me lâche!!
du coup ça fait des tartes avec:

– la pâte maison:

la pâte

en y mettant des trucs exotiques comme de la farine de pois chiche et du cumin.

– la farce maison:

la farcepas cuit

en y mettant des trucs au pif et des légumes peu usités (des brocolis!!! j’avais jamais cuisiné de brocolis jusqu’alors!!! c’est la révolution). par exemple les petits amas blancs sur la tarte c’est du fromage blanc, ajouté in extremis quand je me suis rendu compte que j’étais un peu juste sur l’appareil – j’ai peur de rien, je rajoute comme ça du fromage blanc.

– la dégustation maison:

cuit

en y mettant de l’appétit, des amis, et une petite salade de mâche…

(miam miam miam)

contradictions? mais non mais non

comme quoi, l’être humain n’est pas fait d’un seul bloc, il n’est pas tout blanc ou tout noir, il n’est pas non plus tout gris, il est de toutes les couleurs, mais oui.

un jour je fais l’apologie du bio et de la nourriture saine,

le jour suivant j’avoue mon penchant pour les nouilles instantanées,

et aujourd’hui je m’en vais partager mon expérience d’une recette au-delà du réel, la tarte aux tomates et aux toastinettes, piqué sur ce blog que j’aime beaucoup, le confit c’est pas gras.

Les ingrédients sont simples, la réalisation est basique, ça fait plaisir de se dire wouah j’ai fait une tarte, mais sans me dire oulala ça va foirer j’vais pas y arriver…

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le résultat est un peu trop goûtu à mon goût, la prochaine fois je mettrai plus de tomates et moins de moutarde, voilà.

car non, recette simple et sans souci ne veut pas dire oubli de toute imagination et prise d’initiative, ah non mais alors.

pommes pommes podom (haha)(ahem)

oui donc, les pommes les poires tout ça ça continue.

Après une première quinzaine assez modeste, ma foi, la deuxième est un peu plus productive.

Tout d’abord, un ambitieux mais délicieux gratin pommes/roquefort/jambon, avec aussi un peu de fromage blanc.

prep
gratin

J’en ai fait des quantités folles, le surplus est au congélo pour des jours moins inspirés.

Et puis de plus simples mais délicieux toasts de pain d’épice à la poire et au chèvre.

toast

C’est très bon, preuve en est l’application du cobaye à y goûter.

tof

Et puis plus traditionnelle, la compote de pommes.

compote

Mais figurez-vous que c’est peut-être de la compote dont je suis la plus fière, car je les rate assez facilement, mes compotes. Alors quoi de différent cette fois-ci ? Peut-être la taille des morceaux (plus petite que d’habitude), peut-être la quantité d’eau (plus raisonnable que d’habitude), ou encore la cuisson (heeueueu aucune idée par rapport à d’habitude, vu que je la fais toujours au pif), voire le bâton de cannelle (un cadeau de Larkéo, ça ne peut être que bon signe…).

En tout cas, miam la compote.

Et pour finir la dernière poire, j’ai eu un de ces courages un matin, je me suis préparé des fruits, truc de fous (Mistigree, j’espère que tu es impressionnée).

fruits du matin

rose

Le mois d’octobre est le mois de sensibilisation au cancer du sein. Un sujet sérieux, s’il en est, qu’il convient de soutenir.

Et il se trouve que la chaîne rose propose de le soutenir en téléchargeant un carnet de recettes. Roses, les recettes, cela va sans dire.
Alors ce midi je me suis lancée dans une des recettes du livret en téléchargement: des gnocchi roses au sésame.

Pour résumer ça simplement : le jeu n’en vaut pas la chandelle. Faire des gnocchis ça prend du temps, on s’en met plein les mains, et même si le résultat est vraiment bon, il n’est pas suffisamment meilleur que les tout faits achetés au magasin le plus proche pour me motiver à les préparer.

Bon c’est sûr, ceux du magasin le plus proche n’ont pas cette adorable couleur rose, parfaitement inattendue pour une recette pareille.

une recette rose

Par contre, c’était pas marqué dans la recette comment griller le sésame. Maintenant je sais comment ça grille, une graine de sésame: ça grille en sautant dans tous les sens. Et j’en ai plein la cuisine, maintenant, des graines de sésame (mais en fait c’était rigolo, l’inattendu des graines de sésame…).
Par ailleurs, avez-vous remarqué comme les gnocchis, surtout pas cuits, ça ressemble à des petites crottes? roses en plus…

Pour ce qui est des courgettes, c’est plus la saison, alors je me suis rabattue sur une mousseline de brocolis. Oui, toute faite. Pas trop mauvaise, ma foi.

Pour ce qui est des betteraves, le jus d’une faisait plus que la recette n’en demandait, alors j’ai utilisé ce surplus pour compléter un jus acheté tout fait. Le jus tout fait, je ne donnerai pas de marque, mais il n’était vraiment pas bon. Sans goût, en fait. J’aurais dû me méfier, le principal ingrédient annoncé est : de l’eau!

du pas bon au meilleur

J’y ai donc rajouté betterave, panaïs (c’était un essai, mais en fait ça ne fait pas beaucoup de jus cet énergumène là) et une pomme (LA valeur sûre du jus). Le résultat, sans être exceptionnel, avait le mérite d’avoir du goût… (vive les jus de légumes!)(qui ont du goût!)

du gras du bon

La rentrée, c’est aussi la rentrée des blogs. Retrouver mon netvibes, mes onglets chéris. J’avais réussi à éviter soigneusement l’onglet « cuisine » pendant un certain temps. Et puis j’ai craqué. Et bien sûr dans ce cas-là, que se passe-t-il? je récupère en moyenne 5 idées de recettes par jour (ou presque). Le calcul est vite fait: ça fait beaucoup trop de recettes pour toutes les essayer, hé oui.

Mais bon là, comme recette de rentrée, y avait pas vraiment mieux: le camembert pané, compote de pommes et salade aigre-douce de la damoiselle Anaïk, c’est du pur cocooning culinaire.
Surtout pour Monsieur, alias le cobaye, quand il s’agit de fromage, sans parler de camembert, il fait le cobaye sans se faire prier.

D’ailleurs au niveau préparation, il s’est chargé de tripatouiller le camembert (chapelure et tout ça), il s’est éclaté, j’ai l’impression. Au niveau friture, bon c’est pas hyper concluant, ça se délite. Malgré les conseils avisés d’Anaïk, plein d’huile bien chaude tout ça, j’avais l’impression que le problème venait surtout de la chapelure qui ne couvrait pas assez le camembert.

à poêle

Mais l’essentiel est qu’au niveau dégustation, pas grand chose à redire, un rien trop gras à mon goût . Le cobaye, lui, n’a pas eu l’air de s’en plaindre.

D’ailleurs il a tout fini la poêle.

On avait fait une portion pour 4.

Tiens j’ai même pas parlé de la compote de pommes et de la salade qui vont avec le camembert. hé ben c’était bon.
Même si la compote de pommes était encore pleine de flotte. Voilà quelque chose que je n’arrive jamais à faire correctement. La compote. Tant pis c’était bon quand même (la petite pointe de clou de girofle n’y est sans doute pas étrangère…)

faire des tests

en général en cuisine, j’aime pas trop dévier des recettes, parce que le peu que j’ai essayé ne s’est pas forcément révélé des plus concluants… Mais ce soir, je sais pas ce que j’avais, j’avais de l’inspiration, j’avais le mojo de la salade.

Je partais d’une recette assez simple.

recette

Oui, c’est en allemand.
En gros, c’est des courgettes crues avec des tomates et de la feta.

Au début, ça commençait bien, j’ai préparé les courgettes, laissées tremper dans du vinaigre et du sel. M. lecobaye a coupé les tomates.

courgettomate

quoique quand j’y songe, j’avais pas de weissweinessig (vinaigre de vin blanc), alors j’ai fait un mélange vinaigre de vin rouge et de xérès.

J’avais aussi de la feta, une qu’est tellement bio t’y crois même pas. Une tu sais pas qu’elle est bio, c’est que t’es aveugle.

biofeta

c’est après que c’est devenu n’importe quoi. J’ai ajouté du basilic (parce que le basilic, c’est boooon), tiens si j’essayais avec des graines de courge, hé mais avec ça un peu d’huile de pépins de courge que maman m’a offerte, bonne idée! (mais juste un peu pour compléter l’huile d’olive), j’ai (complètement) oublié et le jus de citron et l’aneth (dill), je savais pas trop ce qu’était lauchzwiebeln et j’avais la flemme d’ouvrir le dico, alors j’ai mis de l’oignon*, bref j’ai fait une autre recette.

Et c’était bien bon.

Même si ça n’a pas vraiment l’air glamour, il faut l’avouer.

courgetomafeta

mais je suis bien contente de ma recette, même si elle n’est finalement pas si originale dépotante par rapport à une recette « classique » de salade tomate/concombre/feta…

*après vérif chez gogoleimages, du lauchzwiebel c’est tout simplement de l’oignon de printemps. Zut j’ai presque respecté la recette pour le coup…

la cuisine comme une thérapie

La fin de journée s’était mal passée: la bibliothèque était fermée parce qu’il était trop tard, la carte bleue n’était pas passée parce que je sais pas pourquoi, le métro était fermé parce qu’il y avait des travaux.
alors j’ai marché jusqu’à la station suivante, un peu sur les nerfs contre cette société très apparemment remontée contre moi, et j’étais en train de réfléchir si ce soir on se ferait une petite recette ou si on tomberait dans la facile pizza de chez rachid, et puis me revient à l’esprit cette sympathique recette de tzatziki de radis au chèvre frais, ainsi que les principaux ingrédients y afférents, et puis me vient aux yeux une devanture toute proche « fromager affineur », youpi miam, je vais pouvoir la faire cette sympathique recette, et voilà tous mes nuages gris de bibliothèque, cb, métro, oubliés, devant les petits achats à faire et la nouvelle recette à tester.

et le résultat?
le résultat fut très bon, merci
tzatziki_et_courgette
on a mangé ça avec de la courgette cuite à la vapeur (dans ma toute nouvelle marguerite*, étrennée pour l’occasion), et une carotte pour finir la sauce, (et pis un peu de mortadelle, j’avoue, fallait finir les restes du sandwich de la veille), c’était simple, léger, et bon, miamiam il en reste pour tester ça sur des gressins.

* une marguerite, c’est un truc en métal un peu comme ça :
marguerite

(vue ici en version déployée dans la casserole) avec un fond d’eau dans la casserole, porté à ébullition (le fond d’eau), les légumes posés dans la marguerite qui vient se déployer dans la casserole, ça a cuit en un rien de temps, un bonheur