Curcuma en anglais se dit Turmeric…

…Mais en français comme en anglais, voilà bien une épice dont je ne sais absolument pas quoi faire. Oui, ça teint en jaune le riz et c’est chôuli. Oui, c’est une composante classique du curry et en conséquence je l’ajoute dans mes mélanges maison quand je me lance, dans un élan aussi fou que téméraire, dans la confection d’un curry.

Mais à part ça, je n’ai jamais bien saisi à quoi il servait vraiment, ce pauvre curcuma.

Et voilà-t-y pas que j’apprends, au détour d’une page internet, que le curcuma est une teinture alimentaire assez classique en Inde, servant par exemple pour teindre les vêtements des moines bouddhistes. Comme ce monsieur ci-dessous, se baladant innocemment et élégamment dans cette SUPERBE TOGE JAUNE CURCUMA!

Buddhist Monk

Vous pensez bien, mon sang ne fit alors qu’un tour, et je décidai qu’un jour je testerais cette merveille jaune-orangée.

L’occasion se présenta quand je:

1/ fis l’acquisition d’un superbe cône de laine blanche

un secret bien gardé 2

Rien qu’un petit kilo de pur mérinos, qualité mistral de chez Caf’e Tricot Studio… Un bonheur à tricoter, je ne vous dis que ça.

2/ me portai volontaire pour tester un nouveau patron de châle créé par Marie-Adeline, nommé Gaïa, une pure beauté, croyez-moi.

Une pure laine, un pur patron, mais tout cela en blanc? Hé bien non. Hors de question. Un châle blanc, c’est comme un éléphant dans un magasin de porcelaine: une catastrophe en attente. D’où teinture. D’où curcuma. D’autant que le prototype que j’avais vu arborait une superbe couleur jaune moutarde, qui m’avait donné envie de virer vers le jaune.

Ce que je fis.

Et comme je n’avais pas envie de mettre toute cette laine en écheveau (forme classique pour la teinture), pour ensuite me retrouver avec des bouts de laine à rentrer, ce que j’évite si je tricote direct depuis le cône, hé ben je tricotai donc direct depuis le cône, et pris la décision franche et définitive de teindre le châle une fois fini.

Il ressemblait à ça:

4 avril 2014

Déjà fort beau, mais bon, blanc.

Après recherche internet et divers tests, j’en vins à la conclusion que plus y a de curcuma, mieux c’est, et que pour obtenir la couleur qui me plaisait le plus, j’aurais besoin en curcuma du double du poids de laine sèche… Soit pour un châle de 400g (pas mal, la bête, non?), environ 800g de curcuma… mazette. Autant vous dire que les petits pots qui se décarcassent, c’était même pas envisageable. J’ai direct visé le sachet monstre de chez Tang Frères.

le châle et le curcuma

C’est qu’on rigole pas avec la teinture par ici.

Et après zou, c’est parti.

Première étape, la préparation de la laine: idéalement, il faut la faire tremper dans de l’eau pendant au moins 1h, et pourquoi pas, toute la nuit, histoire qu’elle soit bien imbibée, ce qui lui permettra d’absorber la teinture comme il faut par la suite (et comme la laine, c’est plein d’air, l’imbibation peut prendre du temps)(mais libre à vous de ne pas laisser tremper trop longtemps et d’obtenir alors un effet « teinture extérieure » qui peut être très chouette aussi). J’ai ensuite fait chauffer le châle dans l’eau additionnée d’alun (20g) et de crème de tartre (28g) pendant 1/4h.

En parallèle, préparation du curcuma: c’est simple, il faut faire infuser dans de l’eau. Longtemps. 3/4h minimum. Et ensuite filtrer. Ça, c’est beaucoup moins simple, et on arrive sur la partie dramatique de mon histoire, n’hésitez pas à préparer les mouchoirs.

Parce que filtrer le curcuma infusé, c’est en fait carrément super relou. Je ne me suis pas méfiée, parce que j’avais fait un essai avant, et ça s’était bien passé, mais je n’avais pas réalisé qu’entre 15g de curcuma à filtrer et 800g, y aurait comme qui dirait une légère disparité. J’ai utilisé un vieux collant dans lequel je faisais passer l’infusion, mais le curcuma avait profité de l’infusion pour gonfler et absorber l’eau et ça formait une sorte de pâte à peu près impossible à essorer.

Après bien trop longtemps de galère d’essorage et de pressage de curcuma, et une fois le liquide d’infusion et le liquide de trempage à la même température, j’ai mis la laine dans le premier et rallongé avec le deuxième. Et j’ai fait chauffer, pendant environ 1/2h. Et là, deuxième volet dramatique: le châle arborait une couleur pâlichonne, plus saumon (!?) que jaune orangé. Mon infusion de curcuma était trop diluée.

Horreur! Malheur!

Mais qu’à cela ne tienne, je n’allais pas me laisser avoir par cette déconvenue, et sans aucune pitié, je suis allée récupérer mes collants pleins de pâte de curcuma, et je les ai vidés dans la casserole de teinture, j’ai mélangé tout ça en priant pour que rien ne feutre (rien n’a feutré) et j’ai relancé la cuisson pendant 1/2h.

Hé oui, la séance d’essorage ultra relou, j’aurais pu m’en passer. Autant vous dire que j’avais un peu les boules. Mais passons, c’est pour la bonne cause.

Et pour une bonne cause, c’est une bonne cause, parce que j’obtins alors, après rinçage, séchage et blocage, ce châle magnifique qui m’a consolée direct de mes mésaventures:

Châle Gaïa 2

Tout est bien qui finit bien, et n’ai-je pas l’air innocente et élégante dans mon SUPERBE CHÂLE JAUNE CURCUMA? Je dirais que oui.

Châle Gaïa 7

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Les titres auxquels vous avez échappés:
– I heart curcuma
– Le curcuma m’a mise sur le cul
– Curcuma mon amour
– Une histoire avec du drame, du curcuma, un moine bouddhiste et une fin heureuse

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Teinture alimentaire

Le week-end prochain c’est les Moments de Libération du Fil (oui, les MLF), organisés par la Fraction Armée Révolutionnaire du Tricot (oui oui, la FART).

libération du fil

Les MLF, c’est quoi? c’est des ateliers, des expos, des démos, des stands de créations autour des arts de la laine et aussi un concert à danser le samedi soir – mais allez voir le blog, vous trouverez plus d’infos là-bas.

J’en avais touché quelques mots ici-même à l’occasion du salon de l’aiguille en fête, car figurez-vous que je me suis proposée pour animer avec Shanisette un atelier -incroyable mais vrai- de teinture – what else? comme dirait l’autre.

Pour se simplifier la vie, on s’est dit qu’on partirait sur de la teinture alimentaire, et même de la teinture alimentaire en poudre, qu’une des organisatrices, Marie Mad’, pouvait nous fournir facilement. Et histoire de préparer le terrain et comme je n’avais jamais utilisé cette teinture, je me suis imposée cet immense sacrifice de faire un essai de teinture avec un peu de poudre envoyée par la dite Marie Mad’. Un sacrifice incroyable, vous pensez bien, vous imaginez? faire mumuse avec de la teinture et de la laine? Mais que voulez-vous, je ne suis que don de soi et altruisme quand il s’agit de teinture…

Bref, très vite, plusieurs constatations se sont imposées:

1ère constatation: c’est bien de la teinture.

teinture alimentaire

2ème constatation: la laine blanche commence sérieusement à manquer. Du moins la laine blanche que je suis prête à teindre là comme ça (parce qu’on a bien vu que de la laine blanche y en avait, hein, je sais, mais je ne souhaite pas tout teindre non plus).
Comme me le fit remarquer mon amie Monelle, on peut aussi teindre de la laine de couleur claire – c’est ma foi bien vrai, et ça ouvre d’autres horizons fort intéressants d’essais de teinture – mais en fait même ça je n’ai pas trop (encore une fois, je précise: de laine que je suis prête à teindre là comme ça).

3ème constatation: pour citer un bien bon film, I have no third.

Mon choix s’est finalement porté sur cette laine:

fonty numéro 5

de la fonty toute simple toute belle, que j’avais achetée pour en faire un bonnet, mais les envies de tricot vont et viennent… Finalement, j’en aurais peut-être fait des moufles, mais blanches? j’ai un doute…

Pour la teinture, simplissime, on dilue la poudre dans de l’eau :

teinture alimentaire

J’avais tenté vaguement de faire un effet de dégradé, mais en fait avec très peu de poudre on fait beaucoup donc, vous verrez, le dégradé est peu évident.

teinture alimentaire

Après préparation habituelle de la laine (mise en écheveau et trempouillage dans eau + vinaigre ou eau + acide citrique), on asperge la laine à grands coups de seringue:

teinture alimentaire

ça c’est vraiment la partie rigolote et intéressante, celle où on peut tenter des trucs, laisser son imagination s’exprimer (je n’ose parler de « créativité » dans mon cas, parce que je ne crois pas en être fortement pourvue), et faire mumuse avec les couleurs.

(Notez sur la photo ci-dessus la présence de pastilles vichy, bonbons et pain sec à proximité immédiate du lieu du crime – c’est l’avantage de la teinture alimentaire, au pire on suce des pastilles vertes!)

Les deux pelotes vues de près:

teinture alimentaire teinture alimentaire

(pas beaucoup de vert, les messieurs-dames de la poste ayant fait des miracles avec le paquet, une bonne partie de la poudre verte est très probablement éparpillée entre Villeurbanne et Paris)

On enroule le tout…

teinture alimentaire

…façon « rouleaux de printemps », comme dirait Véron.

et zou au micro-ondes pour deux ou trois passages successifs.

ah oui, j’oubliais! mettez des gants! ah c’est trop tard? oups…

teinture alimentaire

(et encore, j’ai mis des gants en cours de route…)

Laissez refroidir, déballez, rincez, faites sécher…

et admirez…

teinture alimentaire

Je ne sais pas si j’oserai en faire des moufles, mais j’aime beaucoup leurs teintes vives et leurs subtils dégradés…

Pour les intéressés, voici l’article de présentation de l’atelier.

Une idée…

… qui m’est venue un matin en me réveillant (mais si mais si).

… de teinture (tiens donc?), pour utiliser les restes de kool-aid de mes expériences précédentes.

… très graphique, très visuelle, il a donc fallu que je la mette en image sous gimp. attention aux mirettes, ça décoiffe… (ben quoi? ça décoiffe les mirettes, oui.)

Je crois que ça se passe d’explication.

non? si?

bon voilà: je trempouille la laine dans les 5 récipients de kool-aid pour avoir une teinture toute magique et inattendue de la laine, en comptant sur la capillarité pour faire son oeuvre.

questionnements/problèmes à résoudre/FAQ avec moi-même:

  • faut-il faire trempouiller la laine avant de la mettre dans le kool-aid?
  • est-ce que je mets tout ça ensemble dans le micro-ondes ou est-ce que je laisse trempouiller pour ensuite emballer dans du film alimentaire avant de mettre au micro-ondes?
  • est-ce que, si je mets tout ça comme ça, il n’y aurait pas besoin dans tous les cas que l’ensemble de la laine soit un minimum humide pour éviter qu’elle ne « grille » au micro-ondes?
  • comment je me débrouille au niveau de la distance à respecter entre chaque couleur? à quel point la capillarité peut-elle jouer?
  • question subsidiaire: y aura-t-il besoin de re-écheveauter ma laine pour avoir un peu plus de longueur et ainsi éloigner les couleurs les unes des autres?

jabronnaise de maco mérinos

  • question subsidiaire de la question subsidiaire: comment je vais re-échevauter sans finir sur un désastre catastrophique du siècle?

 la catastrophe du jour

J’avais aussi pensé interposer du café entre chaque couleur, histoire de calmer le jeu, d’avoir une couleur neutre entre les couleurs flashy.

gimp étant passé par là, ça donnerait quelque chose de ce goût-là (attention, ça va faire très mal aux mirettes cette fois-ci, n’est pas gimpeur professionnel qui veut, hein) :

oh lala mais comme c’est magn-i-fique!

… ce qui entraîne (comme de bien entendu) d’autres questions:

  • la perspective n’est-elle pas quelque peu faussée sur cette image?
  • mais où a-t-elle trouvé un si magnifique plat hexagonal?
  • est-ce qu’il ne s’agirait pas, par hasard, d’une honteuse tentative de masquer une incompétence notoire pour le dessin d’un plat englobant l’ensemble des petits trucs à kool-aid?
  • le truc jaune de kool-aid défie toutes les lois de la gravité et/ou de la perspective, non?
  • et l’art, bordel?

Et sinon:

  • ne serait-il pas plus simple de répartir le café dans des petits godets intermédiaires, auquel cas j’aurais pu m’épargner ce dessin aussi choquant que mal foutu?
  • le micro-ondes est-il assez grand pour accueillir un plat hexagonal de 3m sur 25?
  • ne serait-il pas nécessaire de changer de machine à café histoire d’avoir quelque chose d’un peu plus corsé que ce liquide qui ressemble à du pipi d’équidé à grandes oreilles?

Bref, juste une idée, venue au réveil, mais là il est temps d’aller faire dodo.

ça s’est senti, peut-être?

les jeux panhelléniques du tricot

Attention article à haute teneur en blabla en tout genre, et aussi en Ravelry.

Aux Etats-Unis, le mot olympics est une marque déposée (par le comité olympique américain).

Aux Etats-Unis, si on ne se bat pas pour protéger sa marque à chaque fois, même dans des cas bénins, on perd le droit de protéger sa marque (grosso modo, je résume).

Aux Etats-Unis, en plus, le comité olympique américain a une super protection de sa marque déposée (encore plus que pour d’autres marques déposées)(pour une sombre histoire un peu déprimante de sponsors)(donc de gros sous, mais je m’égare).

C’est peut-être le cas également ailleurs sur le globe, mais il se trouve que Ravelry a été fondé aux Etats-Unis. Du coup, quand des membres de Ravelry (PAS les fondateurs/salariés, je précise, mais de « simples » membres)(enfin pas si simples, parce que pour gérer ça, croyez-moi, faut pas être trop simples)(bref, mais je m’égare)(je me suis perdue dans mes parenthèses, j’en ai peur), donc bref, je reprends, quand des membres de Ravelry ont lancé la grandiose et génialissime idée des Ravelympics 2012 à l’occasion des jeux olympiques de Londres – pour une troisième fois après 2008 et 2010 – histoire de tricoter en coeur avec les athlètes, de se poser des défis de fous comme le font ces athlètes du monde entier face au stade – hé bien le comité olympique américain n’a rien trouvé de mieux à faire que d’envoyer une lettre au co-fondateur et génialissime codeur informatique de Ravelry, Casey, lui demandant de ne plus utiliser le terme Ravelympics, parce que c’est trop proche du terme Olympics.

Si c’est vrai.

Jusqu’ici tout va bien et on aurait pu changer le nom de notre épreuve et tout eût été pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Sauf qu’apparemment ça devait être un stagiaire qui a rédigé cette lettre de demande, parce qu’il n’a pu s’empêcher d’insulter au passage les participants aux ravelympics, en disant, en substance, que nous dénigrions l’esprit du sport en tricotant/crochetant et que nous manquions de respect aux athlètes!

Bref, le rédacteur n’avait tout simplement pas compris dans quel esprit les ravelympics avaient été créés.

Il n’avait pas non plus compris à qui il avait affaire.

Dans les heures qui ont suivi, twitter et facebook ont été assaillis par un bon paquet (j’ai pas compté mais beaucoup) de messages au comité de la part de Ravelrieuses et -rieurs énervé(e)s. Pour tout vous dire, j’ai même posté mes premiers tweets depuis… oulala au moins tout ce temps. Le tout a été relayé par des blogs, des journaux en ligne, et bien sûr Ravelry même était en ébullition.

[Note: au fait, n’oubliez jamais, jamais, qu’une tricoteuse est souvent équipée de deux bâtons assez petits, certes, mais très pointus, mais je dis ça, je ne dis rien]

Tout cela a fait suffisamment de bruit pour que le comité envoie un premier message d’excuse… puis un deuxième, tellement le premier était minable.

En fin de compte, le comité étant quand même plus fort que Ravelry, et la marche du monde (et des sponsors) étant ce qu’elle est, les Ravelympics sont devenus les Ravellenic Games, en référence aux jeux panhelléniques de la Grèce Antique, dont les jeux olympiques faisaient partie.

Et c’est très bien comme ça, si vous voulez mon avis, garder le nom Ravelympics, après tout ce tollé, ça n’aurait fait que rappeler le tollé – non vraiment merci ça ira, on repart à zéro et on ne se laisse pas démonter, on se crée notre propre nom, avec finalement le même esprit, plus combatif que jamais!! Yeehaaa!

Et le tricot dans tout ça?

Hé bien les jeux olympiques ne commencent que fin juillet (le vendredi 27 à 22h, heure française, pour être exacte)(je n’ai jamais été aussi au courant des jeux olympiques que depuis que je participe aux ravelympi-heu-llenics), mais ça ne m’empêche pas de me préparer – c’est mon cerveau tricot, il exige que je prépare…

alors j’ai choisi des couleurs…

couleurs

(vous voyez où je veux en venir, avec ces couleurs, ou pas du tout?)

…j’ai bidouillé un petit badge sur gimp pour mes pages de projet sur ravelry…

couronnedelaurier

(simple mais élégant)

…j’ai commencé à mettre en pelote les laines en écheveaux que je compte utiliser…

écheveau et pelotes

(non je ne compte pas tricoter toute cette laine, mais au moins une partie, il faut donc qu’elle soit prête!)

…et je me renseigne un peu sur certaines particularités

Autant vous dire, j’ai hâte. :) (et tant pis pour le comité et ses sponsors)

Les insectes sont nos amis (mais faut pas pousser)

Sans tomber dans la misanthropie hitlérienne ou bardotienne, on peut dire que je suis une amie des bêtes. Chacune a son rôle à jouer dans la nature, à son niveau, chacune a son caractère – attendrissant, impressionnant, étonnant – qui en fait tout son charme. J’aime les moutons, j’aime les chats, j’aime les chiens. et même la guêpe méchante et le serpent angoissant sont utiles dans le grand schéma de la vie.

Mais quand une voisine m’a dit avoir trouvé des mites à laine chez elle (elle a de véritables trous dans sa moquette!).

Et que je me suis retrouvée nez à nez (nez à antenne?) avec une mite à laine chez moi (chez moi, vous imaginez??) mon sang n’a fait qu’un tour et j’ai aussitôt déclaré…

… !!! LE PLAN ORSEC ANTI-MITES !!! …

Reconnaissance de l’ennemi…

Tineola bisselliella 1

Tineola bisselliella ou mite des vêtements, par Aiwok (Travail personnel) [GFDL ou CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0], via Wikimedia Commons

Préparation des armes…

plan ORSEC 1

oui le chat est une arme aussi

plan ORSEC 4

boîtes et sacs plastiques à gogo

Tromper l’ennemi…

plan ORSEC 2

ceci est un piège à phéromones, pour choper les mâles et les empêcher d’aller faire les zouaves avec les femelles, qui feraient des oeufs, qui deviendraient des larves et qui me mangeraient toute ma laaaaaiiiiiine (odieux goujats)

…et surtout…

… mettre à l’abri mon trésor, mon précieux, my precioussss…

ma laaaaaiiiine…

plan ORSEC 5 plan ORSEC 6

avant / après

plan ORSEC 8 plan ORSEC 7 plan ORSEC 10
du plastique, du plastique, du plastique…

plan ORSEC 9

tout plein du plastique!!

plan ORSEC 11

et des boîtes aussi…

le tout agrémenté de moults sachets de lavande et autres plaquettes de cèdre…

ça fait une semaine maintenant, aucune mite attrapée dans les pièges, aucun trou dans les laines… je crois qu’elles ont compris qu’elles avaient à faire à plus fort qu’elles…

mais je ne laisserai pas diminuer ma vigilance, j’ouvre l’oeil et le bon, qu’elles se le tiennent pour dit.

Une histoire de kool-aid

Cette page fut librement mais largement inspirée par les précieuses informations données dans cet article de knitty sur la teinture alimentaire (en anglais), qui va bien plus loin que moi dans les mélanges et les essais, un peu comme les essais au Vahiné d’Elise cité dans mon précédent article. Toutes ces couleurs me font vibrer les neurones.

Le Kool-aid, donc, c’est simple, c’est rigolo. La méthode, c’est bien gentil, le résultat, c’est bien beau, mais voilà un peu de théorie parce que quand même.

Malgré le nombre impressionnant de saveurs proposées, les poudres Kool-aid sont en fait toutes basées sur trois colorants:
– du rouge
– du bleu
– du jaune.
ça ne vous rappellerait pas vos cours de dessin du collège? moi si.

Et ça marche pareil: les trois couleurs de base correspondent aux couleurs primaires, et pour obtenir les autres couleurs, il suffit de mélanger ces couleurs primaires entre elles ; on obtient en mélangeant 2 couleurs primaires = 1 couleur secondaire. Et en mélangeant 3 couleurs primaires? en théorie, du noir, en vrai, du marronnasse.

Parmi nos 8 couleurs, on retrouve les 3 couleurs primaires et les 3 couleurs secondaires – pas exactement à proprement parler les tons du peintre, mais bon, pas loin – ainsi que quelques variantes, comme illustré ci-dessous.

couleurprimaire

Et les mêmes, avec les colorants kool-aid qu’on y retrouve :

kool-aid

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Une note sur le violet:

Comme vous le voyez, le rouge + bleu du bas ne ressemble pas vraiment à du rouge + bleu… C’est qu’en fait le bleu a plus de mal à se fixer que le rouge, et c’était une des premières couleurs que j’ai faites donc je n’ai pas fait gaffe.

Par contre pour le violet j’ai pris quelques précautions: j’ai d’abord dilué le kool-aid dans de l’eau toute neuve (sans recycler l’eau de la teinture précédente), elle était donc très peu acide. Au deuxième passage, j’ai ajouté de l’eau acide d’une précédente couleur, puis encore un peu au troisième passage, puis encore un peu… en tout j’ai dû faire 5 passages au micro-ondes, mais j’ai fini par fixer tout le bleu de la teinture! wouhou! et j’ai obtenu le violet tout à fait correct qu’on voit en avant-dernier. :)

Fin de la note sur le violet.

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Et sur le chapitre de « que faire ensuite », j’avais totalement oublié, mais j’ai acheté de la teinture alimentaire en juillet dernier dans un grocery store de Londres, lors de mon passage à knit nation. C’est ce produit (clic clic!), vous ne pouvez pas vous imaginer, je trépigne d’impatience à l’idée de tester cette petite merveille!!

natural extracts 1

Ici on n’est plus du tout dans la logique « couleur primaire/couleur secondaire », puisque les 4 couleurs proposées sont:

– du rouge cerise ou Cherry Pink, à base de cochenille,

– du jaune acacia ou Wattle Yellow, à base de curcuma,

– du pourpre, à base de charbon végétal ou noir de carbone (j’apprends à l’instant que c’est un colorant alimentaire, qui l’eût cru?) et de cochenille,

– du vert jardin ou Garden Green, à base de chlorophylle (tirée de l’ortie et de l’épinard) et de curcuma.

couleurs primaires ou pas, ça ne m’empêchera pas de faire des essais de mélange, cette fois-ci. D’ailleurs, le carton lui-même propose des couleurs en plus au dos :

natural extracts 2

Et les fioles ne sont-elles pas choupinoutes à souhait ?

natural extracts 3

Si, elles le sont.

j’ai hâte j’ai hâte j’ai hâte!

on ne joue (toujours) pas (trop) avec la nourriture

teinture
photo by le Tof

Comme promis précédemment, voici la deuxième étape de mon expérimentation avec les teintures alimentaires. Cette fois-ci, je pars dans des trucs un peu plus exotiques que le thé ou le café, puisque j’utilise du kool-aid.

Le kool-aid, kessécé? C’est un truc venu tout droit des Etats-Unis, une poudre pour faire de la boisson aromatisée au fruit – un truc hyper naturel comme vous pouvez vous en douter. ou pas. (si ça vous intéresse, vous pouvez aller voir l’article wikipedia du kool-aid)

Mais ce qui nous intéresse ici avec le kool-aid, c’est que ça teint très efficacement:

1/ c’est plein de colorants,

2/ c’est plein d’acide, qui facilite la fixation des dits colorants.

Double banco, et bien sûr on a toujours l’innocuité de la teinture alimentaire, et en bonus ça sent bon (quoique pas du tout naturel). Tout ceci explique pourquoi la teinture au kool-aid est très répandue et reconnue dans le monde de la laine (et au-delà).

La principale difficulté dans la teinture au kool-aid, c’est de se procurer du kool-aid, une fois que cette étape est franchie, c’est du gâteau les doigts dans le nez. Et justement, voilà-t-y pas que Floub alias clef en or m’offre un kit laine à teindre + 8 (huit!) sachets de kool-aid! Y a pas à dire, je suis gâtée (si tu passes par ici, merci encore beaucoup beaucoup Flo, ça m’a fait super plaisir!).

laine à filer et à teindre au kool-aidkit arc-en-ciel

Maintenant, la méthode.

1. ça commence comme pour le café ou le thé, il faut faire trempouiller la laine pendant une bonne heure pour bien imprégner la fibre.

Comme pour le café ou le thé, pas besoin de mordançage, non pas parce que le colorant est suffisamment puissant (quoique…) mais parce que l’acide du kool-aid suffit pour fixer le colorant comme il faut.

Au niveau des quantités, un sachet de kool-aid suffit pour environ 30g de fibre. Plus de fibre, et la coloration sera moins forte ; moins, elle ne sera pas forcément plus forte, parce qu’on atteint assez vite la saturation de la fibre.

2. Diluer ensuite un sachet de kool-aid dans une quantité suffisante d’eau pour y immerger la laine, et ce, dans un récipient pouvant aller au micro-ondes, avec couvercle, pour éviter les éclaboussures. Car oui, pour cette fois, j’ai utilisé un micro-ondes (c’est beaucoup plus rapide).

3. Mettre la laine dans l’eau magnifiquement teintée et parfumée par le kool-aid.

4. Etape cuisson: mettre au micro-ondes pendant 2mn à pleine puissance, laisser reposer pendant quelques minutes, remettre 2mn à pleine puissance, laisser reposer quelques minutes. Normalement, à ce stade, tout le colorant est passé dans la laine et l’eau qui reste est toujours parfumée, mais plus du tout teintée. Si ce n’est pas le cas, vous pouvez toujours relancer un cycle cuisson 2mn + repos.

Sinon, essorer délicatement et faire sécher.
Recommencer avec toutes les couleurs.

kool-aid
(c’est le tancarville de mon article précédent, vous avouerez que la ressemblance est frappante)

Vous aurez remarqué que j’ai fait très attention de bien garder toutes les pochettes attachées à la laine correspondante, histoire de me rappeler laquelle est laquelle. pour les couleurs vertes ou bleues, ça ne poserait pas trop de problème, par contre dès qu’on arrive dans les rouges, c’est un peu plus compliqué, forcément…

A noter que l’eau du micro-ondes peut être réutilisée entre les teintures, elle se charge en acide et peut donc même être utilisée pour d’autres teintures pour remplacer par exemple le vinaigre pour fixer la teinture. Croyez-moi, ça sent nettement meilleur que le vinaigre.

Et le résultat, le voilà:

 avec l'aide de kool aid

disponible également en rond:

avec l'aide de kool aid 2

C’est très très beau et je suis très très contente.

Etonnamment, par contre, la laine ne sent pas tellement le kool-aid. à part la couleur orange, qui sent… l’orange, hé oui. ça sent énormément le jus de fruit artificiel quand on verse la poudre dans l’eau, mais après ça se calme nettement. C’était la petite note olfactive de conclusion.

La suite? J’avoue être très très tentée par les essais jolis et rigolos d’Elise avec de la teinture alimentaire toute bête de chez Vahiné…

2012

2012 sera (est?) placée sous le signe de : VIDER TOUT!

(j’aurais bien aimé trouver une jolie rime qui aille bien avec 2012 et avec le sujet qui nous concerne, mais à part blouse et bouse, j’ai un peu séché, ce sera donc: VIDER TOUT! même si ça ne rime pas, voilà)

oui, VIDER TOUT parce que ça y est, mon appart surchargé me porte sur le système. DONC.

1/ Les laines, on les tricote!

laine 4
laine 2 laine 1
laine 3
(oui, tout ça c’est de la laine)

on les tricote, on tricote pour les autres (tiens, l’anniversaire de ma frangine qui approche), on tricote pour la bonne cause (tiens, amis sans frontières a besoin de vestes bébé), mais ON TRICOTE TOUT! et bien sûr, on évite de trop acheter de laine.

ce qui, jusqu’ici, il faut bien l’avouer, s’avère compliqué. Rappelez-vous, il y a un peu plus d’un an, non seulement:

– j’avais trouvé une rime correcte avec l’année qui commençait,

– j’avais posté mes bonnes résolutions avant que l’année ne soit modestement mais quand même au 1/12 commencée,

– je m’étais engagé en gros en gras que je n’achèterai pas plus de laine que je n’en tricote.

hé ben c’est raté.

et comme j’aime autant les graphes que l’an dernier, en voilà un, tiens:

un bien joli graphe, ma foi, qui nous apprend que:

– j’ai accumulé un stock de 10kg de laine depuis juillet 2011 (mazette -_-)

– ce stock est dû principalement à deux gros achats de laine (en gris), qui me font exploser mon bilan mensuel (en orange) et que je n’arrive jamais à rattraper, que ce soit avec ce que j’ai tricoté ou avec ce que je donne, deux barres qui ont l’air tout malheureux parce que, ben, on les voit à peine, les pauvres (en violet et en turquoise) ; en plus je situe tout à fait ces deux gros achats : l’un en avril 2011 (passage à la lainière de Wazemmes, les vils tentateurs), l’autre en juillet 2011 (passage au Festival du lot et à la laine et passage à knit nation, 2 évènements qui ont fait très très mal à mon stock)

– malgré tout, on voit comme un tout léger mieux, avec même la barre bleue du bilan cumulé qui DIMINUE!! c’est énorme!!

allez, on a la foi, on garde le cap, on évite d’acheter trop de laine ; vous remarquerez que je ne dis pas que je n’en achèterai pas du tout, ni même, comme l’an dernier, que je n’achèterai pas plus que ce que je tricote, mais on va limiter la casse.

allez, on va dire qu’on va faire un point mensuel sur ce que j’ai tricoté vs. ce que j’ai acheté, histoire de me mettre le nez dans le caca la réalité.

(hum hum, par erreur, janvier 2012 n’apparaît pas sur le graphe ci-dessus, auquel cas on aurait vu dès le premier mois que je ne respecte pas le cap donné et que la barre « bilan cumulé » reprenait un peu de hauteur, hum hum, fermons discrètement la parenthèse…)

2/ Les tissus et autres vêtements à retaper, on les coud, on les répare!

tissus 1 tissus 3
(contrairement à la laine, ceci n’est qu’un échantillon de ce qui peut traîner en termes de tissus et vêtements à retaper)
(un tout petit échantillon. gloups)

bon, le tissu et tout ça, c’est plus compliqué. autant le tricot c’est facile, tu prends ta pelote, tes aiguilles et zou c’est parti, autant la couture, faut avoir de la place sur le bureau, faut installer la machine à coudre, faut tout un matériel sous la main (ciseaux, fils, bobines, boutons, épingles, que sais-je encore). Du coup ben c’est plus compliqué.

et je n’avance pas en couture.

croyez bien que ça me désole, il faudrait que je me force un peu, mais ça me gonfle de me forcer, alors ça traîne.

mais quand même, j’ai fait un premier pas, la machine à coudre trône sur mon bureau, et j’ai même commencé à utiliser des tissus de la photo de gauche pour faire cette petite chose rigolote:

tissus hibou
(le hibou, pas le mouton!)
(il y a trois ou quatre de ses frangins qui attendent d’être finis juste à côté)

bon le tissu on verra, hein.

3/ Les livres, on les lit, on les libère!

livres 2 livres 1
livres 3

Comme pour la laine, la difficulté réside surtout dans le fait de ne pas augmenter les stocks en récupérant des bouquins au moindre miteupe ou au moindre passage en librairie.

Comme pour la laine, l’année passée montre que les bonnes résolutions de début d’année ça ne suffit pas pour éviter l’augmentation inexorable du stock… (je n’ai pas de joli graphe à vous montrer, mais en vrai, ben le graphe il serait pas joli joli)

Je pourrais faire un bilan mensuel, comme pour la laine, mais les photos de livre, c’est peut-être un peu moins passionnant que les photos de tricot… il faut surtout que je me décide à relibérer des livres, c’est fun le bookcrossing, non? au pire, je peux amener ces livres aux miteupes, ça marche aussi. allez zou, on se motive!

4/ Les placards, on les vide!

aliments

Ce qui se traduit par: la bouffe, on la mange! les ingrédients bizarres achetés sur un coup de tête, on les teste, on  les utilise!

J’ai d’ailleurs déjà commencé, pas forcément avec des ingrédients bizarres, mais en sortant, à peu près une fois par semaine, au hasard, un bocal de l’étage « féculents/céréales/légumineuses » et en me disant, allez, j’utilise ça cette semaine.

et ça marche!

je tiens le cap, on y croit!

5/ Le blog, on l’écrit!

mouais, bon, qui y croit, franchement? ;P

I heart Ginkgo Biloba

Je suis une grande fofolle, je suis comme ça, je fais des patrons, enfin UN patron, et comme je kiffe les ginkgo biloba, je fais un patron de feuille de ginkgo biloba. comme ça :

marque-page gingko biloba

information intéressante : hier encore j’écrivais gingko, mais non c’est ginkgo. dingue, non?

alors donc, voilà (c’est mon premier patron, soyez conciliant…):

—————————–

MISE À JOUR JUILLET 2013!!

Le patron ci-dessous, en toute honnêteté, était un peu pourri… Je me suis (enfin!) décidée à le re-rédiger, revoir les explications et faire un diagramme un peu plus joli…

Vous pouvez trouver la nouvelle version en suivant ce lien

—————————

Feuille de Ginkgo Biloba

Ceci se veut plus une explication qu’un réel patron : vous pouvez faire une feuille plus grande, plus petite, modifier sa forme, en intercalant plus ou moins d’augmentations, en « oubliant » la coupure du haut de la feuille, etc.

J’ai utilisé:

  • aiguilles de 3 mm
  • laine verte « sport »

Mais en fait n’importe quelle laine conviendrait, ça dépend de ce que vous souhaitez en faire, avec les aiguilles appropriées…

Aug : augmentation. Faites les augmentations de la manière que vous le souhaitez (j’ai augmenté en piquant le fil entre deux mailles). Entre parenthèses est indiqué s’il s’agit d’une m. à tricoter à l’endroit (edt) ou à l’envers (evs).

La tige:

Monter 4 m., à tricoter en I-cord (ou tricotin tricoté, cf. par exemple, ici: http://fofknits.canalblog.com/archives/2005/10/30/946039.html).

La feuille:

Rg 1: 1m env, 2m end, 1m env

Rg 2 et tous les rangs pairs: suivre le motif.

Rg 3: 1m env, Aug(evs), 1m end, aug(edt), 1m end, Aug(evs), 1m env

Rg 5: 2m env, 1m end, Aug(evs), 1m end, Aug(evs), 1m end, 2m env

Rg 7: 2m env, 1m end, Aug(evs), 1m env, 1m end, 1m env, Aug(evs), 1m end, 2m env

Rg 9: 2m env, Aug(evs), 1m end, Aug(evs), 2m env, 1m end, 2m env, Aug(evs), 1m end, Aug(evs), 2m env

Rg 11 (rang de la coupure): 3m env, 1m end, 3m env, rabattre 1m, 3m env, 1m end, 3m env

Puis sur chaque côté , continuer en suivant le motif sur 2 rangs, rabattre. Bloquer si vous le souhaitez.

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et j’ai même fait une version en anglais!

Ginkgo Biloba Leaf

This is more like a recipe than a pattern, as you can make a bigger, a smaller, a different shaped leaf, just by making more or less increases, by not « cutting » the leaf at its tip.

What i used:

  • 3 mm needles
  • green sportweight yarn

But I think you could use any yarn you like (golden for example would be nice for an autumn leaf), with the appropriate needles. This was supposed to be a bookmark, that’s why i used thin yarn.

M1 : increase. Make the increases as you wish (i lift the lift loop between stitches ). in () is given if the increase stitch is a knitted (K) or purled (K) st.

The stem:

CO 4, do I-cord the desired length.

The leaf:

Row 1 (RS): P1 K2 P1

Row 2 and every even row : follow the pattern

Row 3 : P1 M1(P) K1 M1(K) K1 M1(P) P1

Row 5 : P2 K1 M1(P) K1 M1(P) K1 P2

Row 7 : P2 K1 M1(P) P1 K1 P1 M1(P) K1 P2

Row 9 : P2 M1(P) K1 M1(P) P2 K1 P2 M1(P) K1 M1(P) P2

Row 11 (« cut » row) : P3 K1 P3, BO 1 st, P3 K1 P3

Then for each half of the leaf, follow the pattern for 2 rows, BO.

Block if desired.


les produits laitiers, des sensations…. sensationnelles

comme je vous le disais, Jean-Jacques, notre éleveur fromager préféré, nous distribue de la crème fraîche.

trop bonne, bien riche, mais bon la crème fraîche, je ne sais pas toujours quoi en faire (je me force parfois à l’utiliser).

du coup quand j’ai vu une co-amapienne prendre tous les 15 jours 3 grands pots de crème fraîche, j’ai un peu halluciné. Interrogée, elle m’a expliqué qu’elle en faisait du beurre.

du beurre? dingue.

fallait que je tente, bien sûr.

la recette est simple, vous avez besoin de crème fraîche :

crème fraîche
hou comme c’est joli, bien jaune, bien riche

et d’un fouet :

fouet
oh les jolis motifs dans la crème fraîche

et devinez quoi? il faut fouetter.
et c’est là que ça devient drôle, car la crème change d’aspect en direct live sous vos yeux ébahis.

tout d’abord, ça devient, assez logiquement, de la crème fouettée :

crème fouettée

et puis tout à coup, paf, ça se déphase, et ça fait un truc tout grumeleux, avec du liquide au fond :

grumeau
(la photo est toute floue, c’est l’émotion)

mais qu’est-ce qui s’est passé? hé ben en fait, on a fait l’inverse de la vinaigrette, qui consiste à émulsionner un liquide avec du gras, là en fouettant on a cassé l’émulsion, le gras est d’un côté, l’eau de l’autre.

donc, on vide l’eau, on continue un rien à fouetter, en enlevant toujours l’eau de temps en temps, qu’est-ce qui reste?

beurre
du beurre! du vrai! tout jaune! là! sous mes yeux ébahis!

j’en suis encore toute émouvue.

bon par contre faites pas comme moi, faites-le dans un autre récipient, plus grand, histoire d’éviter ceci :

beurre partout

littéralement une explosion laitière, dans mon émotion j’ai lâché le récipient 1/4 de seconde et schblaff, toute ma cuisine en a profité…

je tiens en conclusion à me remercier moi même (oui je suis comme ça) pour avoir pensé à enfiler un tablier avant d’attaquer cette expérience culinaire hors de commun.