c’est chou une fois

(Ce titre est aussi lamentable qu’insensé, mais il me fait bien rire quand même)

Alors, voilà-t-y pas qu’une bookcrosseuse mais néanmoins amie, larkéo pour ne pas la si bien nommée puisqu’elle préfèrerait qu’on l’appelle lakonta, merci, était de passage de par chez nous.

Ni une ni deux, mon sang de cuisinière accomplie (ahem) n’a fait qu’un tour, et en l’occurrence, un tour jusqu’à mon magasin bio que j’aime, hé oui, faire la cuisine, c’est toujours une bonne occasion pour sauver la planète.
Arrivée sur place, j’hésite sur les légumes, et je me dis, tiens, des choux de Bruxelles, ça fait longtemps que j’ai pas fait de choux de Bruxelles (pour ne pas dire jamais), achetons des choux de Bruxelles et tentons une recette de choux de Bruxelles avec ma larkéo mais néanmoins amie.

des choux de Bruxelles.

Cherchez pas, ça devait être le vent qui m’avait décollé tout bon sens des neurones.

Toujours est-il, une fois arrivée la bookcrosseuse mais néanmoins larkéo, nous voilà devant le fait accompli: des choux de Bruxelles.
Du coup on est allés chez notre resto chinois-thaïlandais très bon du bas de chez nous, ça a sauvé nos papilles et sans doute une belle amitié.

Toutefois et cependant, tout cela a soulevé la grave question: mais que faire avec des choux de Bruxelles??? et cela va sans dire, quelque chose de mangeable???
Sans compter que, bien sûr, les choux de Bruxelles étant achetés, il fallait bien les manger, à la grande joie de monsieur mon cobaye…

Je pensais à la potée, Larkéounet (le fils de larkéo, je traduis) proposait une recette assez intéressante incluant des lardons oignons et autres aulx.
Je décidai de mener l’enquête, et de me reporter pour cela à mon site référence en matière de recettes-de-quand-t’as-un-ingrédient-que-tu-sais-pas-quoi-en-faire: blog-appétit, qui est en fait un agrégateur de notes de blogs culinaires, classées par ingrédient (les notes, pas les blogs).

mazette et catastrophe! même pas de tag dédié « chou de Bruxelles »!!
c’est seulement en allant dans « chou » qu’on trouve deux recettes avec des choux de Bruxelles, dont l’une qui ne propose guère qu’une cuisson à l’eau (merci mais non merci). l’autre est un peu plus sympatoche et originale, mais bon, une salade n’est pas vraiment ce qui me tente le plus en cette saison.

du coup, direction marmiton, the classique d’entre les classiques, mais figurez-vous que je n’aime pas trop marmiton, en quelque sorte victime de son succès: tu cherches une recette, toute simple, et tu en trouves quarante mille, et comment savoir laquelle est la bonne? laquelle est celle qui te conviendra?? comment trier toutes ces recettes? je n’ai toujours pas trouvé.

toujours est-il, c’est tout de même marmiton qui me donnera la recette que j’ai tentée avec mes choux de Bruxelles: le velouté de choux de Bruxelles à l’ail – c’est pas compliqué, de toutes façons, vous me mettez ail dans le titre et ça y est j’ai envie de tester, alors c’est parti.

et du coup ça a donné quelque chose de plus proche de la purée de chou de Bruxelles que du velouté, mais c’était quand même pas mauvais, bien qu’un peu amer, façon chou de Bruxelles, quoi.

et vous, des idées?

notez bien, peut-être que la meilleure idée c’est de ne pas acheter de chou de Bruxelles en premier lieu…

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cette note fut l’occasion d’écrire 16 fois « chou de Bruxelles » (singulier et pluriel confondus, cette dernière occurrence incluse), je crois que c’est bon, j’ai mon quota pour l’année :-)

biobiobio

bon, l(‘ail d)es nouveaux robinsons m’ont déçue. mais c’est pas grave, car la biocoop le retour à la terre a ouvert pas bien loin de l’appart, ouvrant un nouveau champ des possibles dans l’univers des magasins bio, et ça c’est bien de la balle.
– Déjà, on y trouve je crois tout ce que je pouvais trouver à mon nouveaux robinsons (plus si) préféré : cosmétique, maison, céréales en vrac

rangées

– Ensuite, fournir des fruits et légumes de saison, de préférence locaux, fait partie de la politique maison – adieu, ail argentin!
– Et puis ils vendent des sacs filets verts, c’est pas trop pop, ça? hé ben si

filet

– Enfin, les vendeurs sont souriants et te proposent une carte de fidélité. alors ok, carte de fidélité = consumérabilité et consumérabilité = non seulement un affreux néologisme juste pour rimer, ce qui est assez pitoyable comme raison, mais aussi, le maaaal. (n’hésitez pas à relire cette phrase pour être sûr de ne pas l’avoir du tout comprise), mais n’empêche, un petit rabiot sur du bio, ok c’est encore une fois une rime pitoyable, mais ça fait du bien au porte-monnaie, mais oui.

Bon allez, je vais quand même dire un peu du mal: la deuxième fois que j’y suis allée, j’ai aussitôt été agressée par la vendeuse du pain qui voulait absolument me faire goûter un jus de truc au machin (me rappelle plus, preuve que la technique de marketing est foireuse): non seulement c’est du marketing un peu trop animation de supermarché, mais en plus la vendeuse n’était très apparemment pas formée à ça: ses tentatives pour me vanter le jus sus-mal-cité étaient un rien tout nulles. tant qu’à faire, faire ça avec élégance ce serait la moindre des choses. en plus le jus était carrément pas dégueu (je le reconnais volontiers), pas vraiment besoin d’en faire une apologie un peu toute nulle, franchement.

En marge, v’là t’y pas que je trouve dans ce nouveau magasin bio-un-peu-trop-marketingué un journal gratuit que je ne connaissais pas. hé mais trop bien, j’aime bien les magazines bio, moi. en plus gratuit (ahem). ah tiens une rubrique cosmétique. Je me dis, dans un journal comme ça (la bio c’est le bien, la consommation c’est le mal), je trouverai une recette sympatoche et simple. tiens par exemple une « crème exfoliante au caramel au beurre salé ». voyons voir les ingrédients…. ah. de l’huile d’orchidée du désert de l’amazonie. ah. je voyais plus ça avec du sucre et du sel, personnellement. non? non. de l’extrait de rose du bengale froissée cueillie par nuit de pleine lune en lui tournant le dos (à la lune). bon. mais qu’est-ce que c’est que cette rubrique??? ah. c’est Sophie Macheteau. voilà voilà. tout est dit. Même là, elle n’arrive pas à faire quelque chose de simple (cf. son livre compliqué). c’est un peu dommage, non?

de l’ail et des soupes

(où la narratrice fait une longue digression sur le sujet du bio et des souvenirs inintéressants de sa lointaine enfance)

jusqu’à cette semaine, les nouveaux robinsons c’était un peu mon magasin bio que j’aime d’amour : beaucoup de choix, des produits que tu trouves nulle part ailleurs (ou alors très très loin dans un endroit inconnu de moi), et puis c’est pas une grosse boîte façon (pas si) natur(e)alia.

Quand soudain, c’est le drame, voilà qu’au détour d’un rayon légumes, qui avait pourtant l’air parfaitement inoffensif, je tombe (toutefois sans me faire mal) sur de l’ail.

ail

vous me direz, de l’ail, quoi de l’ail? c’est bien l’ail, c’est bon l’ail, et puis ça donne une haleine un peu du tonnerre quand même (ou pas).

oui mais l’ail venait d’Argentine.

certes bio

mais d’Argentine.

NON MAIS çA VEUT DIRE QUOI çA? (et celui ou celle qui m’indique comment faire un c cédille majuscule gagne un caramel mou)

je veux dire, bon on trouve parfois des pommes d’Argentine, mais bon je me dis, produit de grande consommation, tout ça tout ça (même s’il faudrait me mettre un couteau sous la gorge pour que j’en achète). Mais de l’ail? une plante qu’on fait pousser très certainement sans problème particulier aux portes de Paris?

ail

ah à narrer cette cruelle histoire d’ail argentin me revient à l’esprit cette douce mémoire de la foire de Douai.
car à la foire à Douai, il était une fois, et même plusieurs fois, tous les ans pour tout vous dire, un stand, oh oui un stand de soupe à l’ail. ça paraît rien comme ça, mais la soupe à l’ail d’Arleux, Arleux et sa foire à l’ail, le stand, la grosse madame assise derrière la marmite, la marmite de soupe à l’ail, l’ail d’Arleux, et sa foire, tout ça, la grosse madame en train d’éplucher carottes-z-et patates, pour les-z-y mettre dans la marmite, pour la soupe, à l’ail, d’Arleux. et la madame, la grosse madame qui épluche, elle crie « soupe à l’ail, demandez la soupe à l’ail! » aaaah je l’entends encore, douce chanson de mon enfance. aaaah l’ail, la soupe à l’ail, Arleux, la chanson.

et vous voulez que je vous dise? la soupe à l’ail de la grosse madame, elle est un peu trop super bonne de la mort, il faut bien l’avouer.

et la grosse madame, qu’est-elle devenue? voilà une question qui me taraude mais en fait je sais pas.

mais donc cet ail qui vient d’Argentine, illustrons simplement le problème.

alors je pose la question, au niveau bilan écologique global, vaut-il mieux de l’ail bio d’Argentine, ou de l’ail pas bio de chez juste à côté (par exemple, Arleux)?

– une question très très intéressante mais qui n’intéresse peut-être que moi.

tant pis c’est mon blog non mais alors quoi zut à la fin.