bon allez, maintenant je vous le dis

je vais vous donner la recette hypra compliquée donnée par Jean-Jacques pour faire du yaourt.

Préambule :

mais qui est Jean-Jacques?

hé ben Jean-Jacques est un éleveur de vaches / fromager de Seine et Marne (sud-est de l’Ile de France), avec qui mon groupe amap est en contrat amap.

c’est-à-dire que tous les 15 jours il nous amène des produits laitiers, suivant un contrat sur 6 mois, avec des produits trop miam miam qu’on choisit parmi les suivants: lait cru, brie frais, crème fraîche, fromage blanc, brie noir, coulommiers, brie de melun – je crois que je n’ai rien oublié.

c’est que du bonheur, c’est bio, ça vient d’à côté, c’est bon.

et maintenant le vif du sujet.

Recette du yaourt selon Jean-Jacques :

mélanger un yaourt-ferment avec un litre de lait (cru), répartir dans les contenants, laisser prendre pendant une nuit à température ambiante.

voilà c’est prêt.

et croyez-le ou pas, ça fait des yaourts très très mangeables.

certes, plus acide, certes, plus sensible, sans doute, à une éventuelle contamination (quoique), certes, avec une couche de crème un peu sure sur le dessus (à enlever avant dégustation, donc), mais : point d’ébouillantage, point de four, point de yaourtière, simplicité et économie, le pied.

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biobiobio

bon, l(‘ail d)es nouveaux robinsons m’ont déçue. mais c’est pas grave, car la biocoop le retour à la terre a ouvert pas bien loin de l’appart, ouvrant un nouveau champ des possibles dans l’univers des magasins bio, et ça c’est bien de la balle.
– Déjà, on y trouve je crois tout ce que je pouvais trouver à mon nouveaux robinsons (plus si) préféré : cosmétique, maison, céréales en vrac

rangées

– Ensuite, fournir des fruits et légumes de saison, de préférence locaux, fait partie de la politique maison – adieu, ail argentin!
– Et puis ils vendent des sacs filets verts, c’est pas trop pop, ça? hé ben si

filet

– Enfin, les vendeurs sont souriants et te proposent une carte de fidélité. alors ok, carte de fidélité = consumérabilité et consumérabilité = non seulement un affreux néologisme juste pour rimer, ce qui est assez pitoyable comme raison, mais aussi, le maaaal. (n’hésitez pas à relire cette phrase pour être sûr de ne pas l’avoir du tout comprise), mais n’empêche, un petit rabiot sur du bio, ok c’est encore une fois une rime pitoyable, mais ça fait du bien au porte-monnaie, mais oui.

Bon allez, je vais quand même dire un peu du mal: la deuxième fois que j’y suis allée, j’ai aussitôt été agressée par la vendeuse du pain qui voulait absolument me faire goûter un jus de truc au machin (me rappelle plus, preuve que la technique de marketing est foireuse): non seulement c’est du marketing un peu trop animation de supermarché, mais en plus la vendeuse n’était très apparemment pas formée à ça: ses tentatives pour me vanter le jus sus-mal-cité étaient un rien tout nulles. tant qu’à faire, faire ça avec élégance ce serait la moindre des choses. en plus le jus était carrément pas dégueu (je le reconnais volontiers), pas vraiment besoin d’en faire une apologie un peu toute nulle, franchement.

En marge, v’là t’y pas que je trouve dans ce nouveau magasin bio-un-peu-trop-marketingué un journal gratuit que je ne connaissais pas. hé mais trop bien, j’aime bien les magazines bio, moi. en plus gratuit (ahem). ah tiens une rubrique cosmétique. Je me dis, dans un journal comme ça (la bio c’est le bien, la consommation c’est le mal), je trouverai une recette sympatoche et simple. tiens par exemple une « crème exfoliante au caramel au beurre salé ». voyons voir les ingrédients…. ah. de l’huile d’orchidée du désert de l’amazonie. ah. je voyais plus ça avec du sucre et du sel, personnellement. non? non. de l’extrait de rose du bengale froissée cueillie par nuit de pleine lune en lui tournant le dos (à la lune). bon. mais qu’est-ce que c’est que cette rubrique??? ah. c’est Sophie Macheteau. voilà voilà. tout est dit. Même là, elle n’arrive pas à faire quelque chose de simple (cf. son livre compliqué). c’est un peu dommage, non?

Légumes d’amap

La grande nouvelle de l’été, c’est quand même qu’on a trouvé un maraîcher pour faire amap avec lui, son exploitation s’appelle le potager enchanté, et il faut croire qu’effectivement, ses légumes sont enchantés, on en a de toutes sortes de tous goûts, de toutes tailles.

Sélection…

les tomates
des tomates de toutes les couleurs
piment doux qui frise
des piments à frisette
bébés topinambour
des bébés topinambour
radis géants
des radis géants (les playmobils sont là pour donner l’échelle)
tomate coeur
des tomates coeur
courgette siamoise
des courgettes doubles
courgette monstre
des courgettes monstres
tomate à téton
des tomates à tétons
les grosses tomates
des tomates géantes (je ne retrouvais plus monsieur et madame playmobil, c’est donc tigrou et jerome ganieze qui se sont portés volontaires pour donner l’échelle)

faut-il le préciser? tout cela est fort bon…

sur ce, elle retourna cuisiner

des livres! des livres!

beauté bio

J’ai acheté ce bouquin sur aroma-zone, parce qu’il me paraissait joli, et qu’il proposait pas mal de recettes variées. J’espérais ainsi avoir une bonne base pour me lancer en confiance dans les cosmétiques fait maison (j’aime bien avoir du papier sous les yeux quand je me lance, ça me rassure)

sauf que…

en fait ce livre n’est pas fait pour les débutants: les méthodes ne sont pas explicitées, il n’y a aucune photo montrant concrétement la réalisation des produits, seulement des jolies photos des produits mis en scène. Il faudra attendre que j’aie pris confiance en moi dans la réalisation des cosmétiques pour que ce livre me serve à quelque chose…
un petit plus : tout au long du livre sont présentées des pages d’information plus spécifique – la composition des produits de beauté, le gommage au naturel, tout tout tout, vous saurez tout sur le zizi la gelée royale (désolée elle était facile, celle-là), etc. c’est assez intéressant, ça permet de prendre du recul par rapport à la « création » d’autres produits.

cosmé bio

hé oui, j’ai acheté deux livres de cosmétiques bio, hé non, c’est pas raisonnable.

mais en fait, très sincérement, ce livre-là je l’ai acheté plus par pur soutien pour la maison d’édition que j’adore : terre vivante.

Terre vivant, c’est aussi et avant tout un centre de présentation et d’expérimentation de pratiques environnementales en matière de bâtiment, de gestion de l’eau et de jardinage, et c’est très intéressant. Allez les voir! achetez leurs livres! c’est très bien.

Et puis à la lecture, le livre aussi est très bien ; il accorde une large partie à la présentation des produits de base, sans se contenter des « classiques » huiles végétales et huiles essentielles, mais aussi des produits plus faciles à trouver, comme les oeufs, le vinaigre, le miel, etc.
On trouve ensuite une présentation assez généreuse sur la préparation des produits – précautions d’usage, matériel, etc.
Enfin, les recettes de cosmétique sont bien foutues, présentant les principes de base de la recette suivant le type – baume pour les lèvres, shampooings, soins des pieds, etc. – puis proposant un panel d’ingrédients adaptables à la recette présentée, suivant par exemple le type de peau. Je trouve ça carrément intéressant, ça permet de varier à peu près à l’infini les recettes.

Bon ben, on dirait que le voilà mon livre de base pour me lancer dans les cosmétiques bio en toute confiance!

les dépenses gratuites

C’est pas que la générosité soit une des qualités premières de mon patron. Mais toutefois et malgré tout, on a eu des chèques cadeaux comme prime de Noël.

Et bizarrement, le fait que ce soit des chèques cadeaux/prime de noël, ça me décomplexe complètement et j’ai donc décidé de les utiliser pour des trucs que sinon j’aurais regardé à deux fois avant de me les offrir (je ne suis pas persuadée que cette phrase soit très française, mais j’ai comme la flemme de la reformuler alors flûte).

Alors donc je me suis offert des BD (oui bon d’accord, encore des BD), un livre de construction écologique (oui mais non en fait ça n’a rien à voir avec ceux que j’ai déjà)(oui bon pas grand chose à voir on va dire), et surtout, tadam, un diffuseur électrique d’huiles essentielles!

diff

Jusqu’ici j’avais juste un brûleur, c’est-à-dire une coupelle dans laquelle je mettais l’huile essentielle et en-dessous une petite bougie chauffe-plat. Mais il faut le savoir, une flamme nue c’est le maaaaal, alors j’ai plutôt opté pour un diffuseur à l’énergie nucléaire… (ahem).

Je l’ai testé pas plus tard que l’autre jour, avec la synergie « anti-stress » (je vous retrouve le mélange d’HE qui se cache derrière ce terme si vous voulez), et ma foi, ça sent bon partout, y a pas à dire – enfin partout dans le salon, faut pas exagérer quand même. Si vraiment c’est anti-stress, je ne sais pas.
J’ai plutôt envie d’essayer la synergie « sommeil » dans la chambre, mais, euh, comment dire, j’ai pas de prise là où il faut pour placer le diffuseur dans la chambre. C’est bête, hein? :-]

des pommes, des poires, et des …

(olala ce titre qui tchue, moi-même je ne m’en remets pas)(allez hop pour fêter ça, un peu de Sacha Distel, héhéhé je suis perfide et démoniaque, j’aime ça)

Ce soir j’ai récupéré 5 kg de pommes et de poires.

p&p

C’est un peu du délire
Mais il y a une explication derrière tout ça.

[achtung, prosélytisme et informationnisme inside]
en fait depuis maintenant quelques mois je fais partie de l’amap qui est en plein montage du côté de nation, à paris (c’est vers l’est de Paris, aucun monument particulier pour aider les non familiers à mieux situer, désolée)(mais de toutes façons ça n’a en fait aucune importance dans mon histoire)(donc on se demande même pourquoi j’en parle)(mais un jour j’arrêterai avec les parenthèses à foison)(ou pas)

alors l’amap c’est quoi? c’est une association pour le maintien d’une agriculture paysanne. Et à part ça? Vous pouvez suivre ce lien pour en savoir plus, mais pour résumer, l’idée est de créer un pont entre producteurs (les paysans proches) et consommateurs (nous pauvres citadins), afin d’assurer, de maintenir et/ou de développer une agriculture de proximité, de qualité, à taille humaine, et qui ne bousille pas (trop) l’environnement. l’amap très basiquement, ça se traduit par un contrat entre un maraîcher et un consommateur, avec distribution de panier de légumes hebdomadaire, avec un engagement qui doit être fort, d’un côté comme de l’autre. on pourrait en dire bien plus, mais ça suffira pour ce soir.
[fin de la minute informative]

donc cette amap qui est la mienne, en fait, hé ben elle a pas encore trouvé de maraîcher, c’est malheureux, voire inquiétant, mais ils se font rares en Ile-de-France.
mais en attendant, nous ne sommes pas restés désarmés et affamés, on a déjà réussi à mettre en place une petite filière de pain de Seine et Marne, assortie à l’occasion de pâtés et autres miels, voire de la bière pour les jours fastes. C’est une filière un peu éloignée du principe de l’amap – qui prévoit un engagement à long terme – mais ça permet de structurer un peu mieux l’amap, de s’organiser aussi (pas le plus évident).
et puis on a aussi d’autres filières en formation, des produits laitiers, par exemple ; et ainsi ce soir, c’était notre première distribution de fruits, en direct de vergers du Val d’Oise!

alors forcément en cette saison, beeen, c’est des pommes et des poires.
5kg.
hé oui.

Heureusement, j’ai ce livre qui va bien m’aider:

(y en a plein dans ce genre dans la collection, j’adore! c’est des livres tout bêtes, mais je trouve que ça donne envie de cuisiner, surtout pour les fruits ou légumes dont tu ne sais jamais quoi faire)(dans mon cas, je cite immédiatement: l’aubergine et le potiron et ses cousins)(clic! sur l’image pour voir toute la collec de l’éditeur)(ou clique pas, c’est toi qui vois)

Heureusement aussi, je croque la pomme avec bonheur pour le petit creux de 10H30.

Heureusement encore, même l’agriculteur s’y met en proposant des recettes sur son site. ça c’est sympa. (en particulier j’ai entendu parler d’une pomme farcie au saumon – oulala!)

enfin 5 kg quand même.
youhou! des fruits! tout plein! dont je ne sais pas quoi faire! youhou! (un peu en mode panique, là)
:-]
youhou! le défi des 2 semaines à venir!

tout beau, tout bio

(bon en vrai, c’est pas tout bio, mais « tout beau, presque tout bio » ça faisait moins joli, alors hein bon)

Bon, il me faut faire un aveu douloureux, j’ai comme un souci de tambouille cosmétique naturelle: j’ose pas me lancer! le bain-marie, les mélanges, les touillages, tout ça, ça m’intimide énormément!
alors en attendant je fais des petits bouts de truc…

mais des trucs pas si mal, hein!  par exemple, il y a quelques mois, je me suis préparé une huile bonne mine (25ml de mâcérat de carotte + 25ml d’hv de jojoba + 5 gttes de vit. E + 10 gttes d’he de carotte (daucus carota)+ 5 gttes d’he de bigarade) inspiré du grimoire, relayé par Chulie. Mais rien de très sérieux, au fond, un petit mélange et hop c’est fait. (Malgré tout, utilisée avec un peu d’aloe vera, pour ma crème de matin, ma peau aime beaucoup…)

aujourd’hui, pas beaucoup plus d’ambition, mais je suis quand même assez contente, j’ai fait de la customisation de crème! et cette fois-ci sans m’inspirer de qui que ce soit, juste de mes idées à moi! je suis partie d’une crème n*xe, que je voulais un peu améliorer à ma sauce, c’est-à-dire à ma peau.

crèèèème

J’ai d’abord fait bouillir la touillette qui devait me servir à ajouter des trucs à la crème (on m’a dit qu’il fallait faire bouillir pour stériliser, alors je le fais). Hé bien je peux témoigner: la touillette n’aime pas trop l’eau chaude.
Ensuite j’ai mélangé, et ma jolie crème blanche est devenue… jaune, il faut bien le dire.
Tout ça c’est la faute à l’huile d’argousier, mais c’eût pu être pire, car l’huile d’argousier est orange. vif. on évite le pire, donc.
L’argousier, c’est tout plein de qualités, c’est Raffa qui vous le dira mieux que moi, c’est pour ça que j’en ai mis, un peu. (3 gouttes)
J’ai aussi mis de l’hélichryse italienne, qui est bonne contre les rougeurs, et il se trouve que j’en ai, des rougeurs.
Par contre ça fouette sent pas bon l’hélichryse, alors j’ai aussi ajouté un peu de petit grain, qui, lui, sent trèèès bon (en tout cas, moi j’adooore), et puis il offre un petit pouvoir conservateur à la crème. Avec l’odeur de la crème à la base qui est tout à fait agréable, il n’y a plus aucun souvenir d’hélichryse malodorante, pile poil ce que je souhaitais…

Seul inconvénient: à mélanger la crème comme ça, je l’oxygène beaucoup, ce qui facilite l’oxydation et diminue, donc, le temps de conservation. Condamnée à me shooter à la crème n*xe revisitée… trop duuuur!

Parfois je ne peux résister à l’appel du prosélytisme le plus primaire

Y a pas longtemps, un test grandeur nature a été organisé par l’association périféérique pour déterminer qui du roller, du vélo, des transports en commun ou de l’auto était le plus rapide en milieu urbain.
Les résultats sont éloquents, et ça fait du bien de voir ça!

28juin2006_tableau

sur le site y a un petit plan animé rigolo, tous au départ:

28juin2006_plan_paris

héhé à l’arrivée

28juin2006_plan_paris_gagn_

et bien sûr tout ça c’est bon pour sauver la planète: petite démonstration (c’est du pdf)